Résultat du vote de l’Assemblée nationale du 21/02 sur le MES

Ainsi donc, le Mécanisme Européen de stabilité a été voté le 21 février à l’Assemblée nationale (POUR : 261 UMP/Nouveau Centre, CONTRE : 44 Front de Gauche, quelques socialistes et des non inscrits dont les Verts, ABSTENTION : 2 UMP, 130 socialistes dont Michel Pajon et 1 non inscrit).

Pour connaître le détail des votes : http://www.assemblee-nationale.fr/13/scrutins/jo0861.asp

Qu’est-ce-que le MES : ce n’est pas une caisse de secours pour venir en aide aux pays européens en difficulté, dans le cadre d’une solidarité, mais une camisole de force, un talon de fer antisocial et inefficace, le même qui s’applique actuellement envers le peuple grec. Ce MES imposera aux États qui auront besoin d’argent, l’octroi d’une aide avec, à la clé, l’austérité à perpétuité et le « pompage » des ressources du pays par les marchés financiers. Un État ne pourra recevoir cette aide qu’à la condition d’avoir ratifié le prochain traité Sarkozy-Merckel qui sera voté en mars prochain : le TSCG (Traité sur la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance dans l’Union Économique et Monétaire).

Que stipule ce Traité ? La commission de Bruxelles élaborera le budget des États à la place des parlements nationaux, elle réduira les dépenses sociales et publiques jusqu’à l’équilibre des budgets appelé « règle d’or ». Elle sanctionnera et défèrera un État qui ne respecte pas l’austérité devant la Cour Européenne.

Avoir voté le MES ou l’avoir laissé passer en s’abstenant revient à enchaîner la France au totalitarisme européen de l’austérité. Notre pays va devoir débourser en plusieurs tranches, 142 milliards d’euros, soit plus de la moitié du budget de l’État pour un fonds dont les statuts interdisent au gouvernement et au parlement d’en contrôler l’utilisation. François Hollande dit vouloir renégocier ce Traité. Il ne pourra le faire sans s’être opposé au MES. L’abstention n’était donc pas la bonne méthode.

Cela dit, cette affaire n’est pas terminée. La bataille se poursuivra au Sénat et devant le Conseil constitutionnel. La bataille continuera également dans la rue le 29 février, lors de la journée européenne de mobilisation contre l’austérité puis le 18 mars (jour du lancement officiel de la campagne électorale), place de la Bastille, lors du grand rassemblement du Front de Gauche.

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