MANIFESTATION DIMANCHE 27 JANVIER POUR L’ÉGALITÉ

Le Front de Gauche appelle à manifester massivement le 27 janvier à Paris en faveur du droit au mariage et à l’adoption pour toutes et tous et du recours à la PMA pour les couples de femmes.

Dimanche 13 janvier, une manifestation a réuni les opposants au mariage, à l’adoption, à la filiation et à la PMA pour tou-te-s. Sans en exagérer l’ampleur, elle marque une nouvelle offensive contre l’avancée politique et sociale majeure que représente l’adoption d’une telle loi.

Toute la gauche doit être au rendez-vous pour que soient supprimées, dans la loi et dans les faits, les inégalités en droit qui légitiment les discriminations envers les personnes LGBT. Les forces réactionnaires gagnent toujours du terrain si les tenants de l’émancipation humaine ne mènent pas la bataille publiquement avec force et cohérence. Nous dénonçons les tergiversations et reports du gouvernement et l’appelons à s’engager fermement sur les trois revendications pour le mariage, l’adoption et la PMA.

Après la manifestation pour l’Egalité du 16 décembre à Paris et son implication dans les mobilisations décentralisées du 19 janvier, le Front de Gauche sera de nouveau présent le 27 janvier pour la grande manifestation nationale à Paris afin de réclamer une grande loi d’égalité et non une loi « a minima ».

Pour le Front de gauche le combat pour l’égalité civique et l’égalité sociale n’est pas séparable. Nous appelons les assemblées citoyennes et toutes les structures du Front de Gauche à mobiliser massivement et puissamment pour le 27.

Emploi et Industrie en Seine-Saint-Denis, le temps du changement est venu !

Les femmes, les hommes qui travaillent et habitent en Seine-Saint-Denis constituent sa première richesse. Leur dynamisme, leur jeunesse, leur intelligence, leur engagement citoyen sont porteurs de propositions alternatives pour une vie meilleure. 

Les jeunes sont les premières victimes de la crise. Nous devons poser les fondations pour qu’aujourd’hui et demain, la jeunesse puisse se construire, s’émanciper loin de la précarité où on veut la vouer. Il est temps de tous les entendre.

Des vagues de licenciements affaiblissent la Seine-Saint-Denis. 15 000 emplois sont menacés dans des secteurs clés de l’industrie. Or, chaque emploi industriel génère trois emplois induits, dans le commerce, la sous-traitance et les services publics.

Dans ce département, la crise, les discriminations sociales et territoriales provoquent plus de dégâts qu’ailleurs. Ces discriminations touchent plus gravement encore les salariés sans papiers. La préservation des emplois est un enjeu majeur.

La France et le gouvernement Ayrault s’inscrivent actuellement, dans le sillage de l’austérité européenne, comme le montre le vote du Traité européen « Merkozy », qui impose la règle d’or financière avant le respect des droits humains.

Nous nous opposons à ces logiques. Le débat sur la compétitivité, la vieille rengaine du coût du travail, le carcan imposé par des politiques d’austérité budgétaire sont à l’opposé des solutions qu’il convient de mettre en œuvre.

Rassemblés à Bobigny le 1er décembre, NOUS, politiques, syndicalistes, militants associatifs et citoyens convergeons, dans le respect de l’indépendance de chacun, pour appeler à la sauvegarde et au développement de l’emploi, notamment industriel. Nous demandons un plan d’urgence pour l’emploi, le changement doit être au rendez-vous :

1– Refus des plans de licenciements et maintien des emplois et des sites de production de PSA Aulnay, SANOFI Romainville, Presstalis Bobigny et Air France à Roissy.
2– Par le vote de la loi d’interdiction des licenciements boursiers, déposée par les parlementaires du Front de Gauche, et l’instauration de nouveaux pouvoirs d’interventions et sur les choix stratégiques des entreprises.
3– La mise en place d’une sécurité sociale professionnelle assurant une continuité des droits liés au travail tout au long de la vie (salaire, formation, nouvel emploi)
4– La création d’emplois stables par le maintien du CDI, la fin des contrats précaires, l’augmentation du SMIC à 1700 € et un relèvement généralisé des salaires.
5– La création d’emplois par la réduction du temps de travail sans flexibilité, la ré-industrialisation du pays, la relocalisation des productions et le développement de la recherche. Cela passe par une politique de crédit d’autant plus bonifiée que les entreprises favorisent l’emploi, la formation, l’investissement et le respect de l’environnement.
6– Le développement de services publics, affaiblis par les politiques d’austérité, car ils sont un levier essentiel pour sortir durablement de la crise et pour promouvoir les droits collectifs.

Rien ne nous sera donné. Nous serons de toutes les initiatives qui permettent de mobiliser toutes celles et tous ceux qui sont victimes de la politique d’austérité, des suppressions d’emplois. Mobilisons-nous pour la marche pour l’emploi en Seine-Saint-Denis le 17 janvier 2013, et d’autres initiatives à venir, en soutien aux mobilisations contre le chômage et l’austérité.

PREMIERS SIGNATAIRES:

Politiques : Yann ABRAHAM (FASE 93), François ASENSI (député-maire de Tremblay en France), Eliane ASSASSI (sénatrice), Michel BIDAUX (Gauche Anticapitaliste), Franck BOISSIER (PG 93), Jean BRAFMAN (FASE 93), Hervé BRAMY (PCF 93), Patrick BRAOUEZEC (Président de Plaine Commune), Marie-George BUFFET (députée), Sofia DAUVERGNE (conseillère municipale, Romainville), Claude DEBONS (Gauche Unitaire), Gilles GARNIER (Conseiller général), Riva GHERCHANOC (PG 93), Delphine HELLE (Gauche Unitaire),Miguel HERNANDEZ (maire adjoint Aulnay-sous-Bois), Pierre LAPORTE (Conseiller général), Capucine LARZILIERE (Gauche Anticapitaliste), Martine LASCAR (Convergence et alternative), Patrick LE HYARIC (député européen), Jean-Claude MAMET (Convergence et Alternative), Catherine PEYGE (maire de Bobigny), Nelly ROLAND (Maire de Villepinte), Jacqueline ROUILLON (Conseillère générale, Maire de Saint-Ouen), Nathalie SIMONNET (PCF 93)

Syndicalistes : Jean-Yves BLONDEAU (syndicaliste, fonction publique), Mathieu BRABANT (CGT, éducation) Thomas DANGLOT (FSU PJJ), Michel DOARE (DS SPPS 93), Stéphane GUINOT (ROTOS 93), Ameur HAIMAD (ROTOS 93), Robert HIRSCH (FSU, éducation), Claire HUOT (CGT Territoriaux de Montreuil), Brigitte MORANNE (CGT, Hôpital André Grégoire), Abdallah MOUBINE (syndicaliste PSA), Claire PESSIN-GARRIC (responsable départementale association d’éducation populaire), Suzanno OLIVIER (syndicaliste CGT-ERDF) Hervé OSSANT (CGT 93), Laurent PAGNIER (syndicaliste, IDF), Danielle SANCHEZ (ingénieur, centre d’ingénierie EDF de St Denis), Denise SHOLL (syndicaliste, ex-SANOFI), José TOVAR (syndicaliste éducation), Guy TRESSALET (FSU 93), Juan VICUNA (syndicaliste CGT Sanofi Romainville)

Associations : Jean-François BENET (association de solidarité 93), Elise BOURDIER (militante pacifiste du Mouvement de la Paix), Agnès CLUZEL (militante antiraciste et du droit des étrangers), Michel HERVIEU (responsable fédération de parents d’élèves), Michel LAMBOLEY (ATTAC 93 centre) Jeannick LEPRETRE (militante pacifiste du Mouvement de la Paix), Mouvement des Jeunes Communistes Français 93 (mouvement de jeunesse), Daniel ROME (ATTAC 93 sud), Fabienne TESSIER (association féministe)

NOM :              PRÉNOM :             VILLE :           ADRESSE MAIL :         SIGNATURE :

(Pétition à envoyer à : Initiative FdG 14 rue Victor Hugo – 93 500 Pantin ou à un militant de votre connaissance. Pour toute information, contacter par mail initiative.fdg93@laposte.net)

Alternative à l’austérité : le Front de Gauche lance sa campagne nationale et présente 25 propositions

Le Front de Gauche a contribué à la défaite de Nicolas Sarkozy. Il souhaite maintenant une politique qui réponde à la nécessité de sortir notre pays de la crise et qui réponde aux attentes nombreuses en matière d’emploi, de pouvoir d’achat, d’accès à l’éducation, aux soins, à la culture…

Depuis 6 mois, les grands axes de la politique du gouvernement ne répondent pas à ces attentes.

François Hollande et le gouvernement ont d’abord fait adopter le traité européen qui impose la restriction continuelle des dépenses publiques et met en place des politiques d’austérité. Ils ont  ensuite accordé un cadeau de 20 milliards aux grands patrons alors que notre économie souffre déjà des intérêts somptueux payés aux banques privées et des richesses accaparés par les actionnaires des grandes entreprises. Enfin, s’il ratifiait un accord sur l’emploi initié par le MEDEF il s’engagerait sur une voie qui, si elle devient une loi, va entrainer toujours plus de flexibilité et de nouvelles  dégradations du code du travail.

 Cette politique social libérale va à l’échec. Toutes les politiques du même type ont échoué en Europe où déjà 8 pays sont en récession. Nous ne voulons pas que la France suive la même voie. De juin 2011 à décembre 2012, les mesures budgétaires prises ou annoncées par le gouvernement représentent 45 milliards soit 2,25% du PIB et les experts les plus mesurés comme ceux de l’OFCE (Office français de la conjoncture économique) prévoient que cela se traduira par une baisse du PIB de 3,6%. Et ces mesures n’incluent pas le nouvel « effort » que va nécessiter le pacte de compétitivité. 

 Toutes ces orientations sont dans le droit fil des logiques libérales suivies par les gouvernements précédents et c’est pour cela que nos parlementaires ont refusé de voter le budget de ce gouvernement.

Le Front de Gauche s’oppose à cette politique d’austérité du gouvernement Ayrault. Il entend démontrer qu’une autre politique à gauche est possible porteuse d’une alternative globale aux politiques d’austérité. Partout en Europe, des résistances populaires se développent pour imposer une autre logique qui donne la priorité aux besoins sociaux et environnementaux. Nous voulons des politiques qui servent « l’Humain d’abord » et pas les marchés financiers : c’est une autre orientation économique, sociale et écologique dont la France a besoin.

Voilà pourquoi nous lançons une grande campagne : dans toute la France, nous allons faire connaître nos propositions alternatives à l’austérité.

Nous voulons faire entendre qu’une autre logique existe à gauche, que d’autres solutions sont possibles, sont crédibles et applicables par une majorité et un gouvernement décidé à rompre avec le libéralisme et le social libéralisme.

Nous voulons en débattre avec vous, les enrichir de votre propre expérience, agir ensemble pour imposer tout de suite des mesures vitales.  Nous pensons que l’implication populaire des travailleurs, des jeunes des chômeurs est la clé pour faire prévaloir l’humain sur la dictature de l’argent.

 Nous nous adressons largement au-delà des composantes du Front de Gauche à toutes celles et tous ceux qui, à gauche et dans le mouvement social, souhaitent une politique en rupture avec la financiarisation de la société et le productivisme. Nous voulons agir avec toutes celles et tous ceux qui partagent cet objectif et construire sur cette base un rassemblement majoritaire qui impose une autre politique. Face à l’arrogance du MEDEF, nous voulons faire entendre la voix de celles et ceux qui souffrent de ces politiques d’austérité et démontrer qu’une alternative existe.

Ensemble, agissons pour montrer que

« l’alternative à l’austérité c’est possible ».

NON À L’AUSTÉRITÉ ET AU CHÔMAGE !

UNE ALTERNATIVE EST POSSIBLE !

IL FAUT GOUVERNER POUR L’EMPLOI !

 25 premières mesures pour changer d’orientation

François Hollande et son gouvernement ont fait le choix de l’austérité.

Partout en Europe, cette politique a entraîné une contraction de l’activité économique et une explosion du chômage. Il en va déjà de même en France, avec 4,6 millions de demandeurs d’emplois.

Le Front de Gauche ne l’accepte pas et propose une alternative. Celle-ci s’appuie sur le refus de la soumission au traité européen, aux marchés financiers et sur la volonté de promouvoir une autre répartition des richesses en faveur du salariat, un autre type de développement économique non productiviste, s’appuyant notamment sur la réindustrialisation de note pays et la planification écologique afin de satisfaire les besoins sociaux et écologiques du plus grand nombre. Il est urgent de mettre en place une politique de création massive de millions d’emplois.

DÉGAGER LES MOYENS FINANCIERS POUR L’INVESTISSEMENT ET L’EMPLOI

Des mesures immédiates pour dégager des recettes nouvelles

1 – Suppression des niches fiscales et sociales sans utilité sociale, économique et écologiques (a minima 42 milliards selon l’Inspection générale des finances) à commencer par les niches fiscales liées à l’impôt sur les sociétés (80 Mds€) 

2 – Réforme de l’impôt sur le revenu pour le rendre progressif avec  14 tranches dont la dernière à 100% (au delà de 360 000 euros net par an) ; taxation de  tous les revenus du capital au même niveau que le travail (20 Mds€)

3–  Suppression des exonérations de cotisations sociales (30 Mds€)

4– Doublement de la taxe sur les poids lourds (2,4 Md€) et taxation à la source de la dépense publicitaire des entreprises 

 Réorientation démocratique des banques et de la finance 

5 – Une réelle réforme bancaire pour briser les conglomérats bancaires : séparation organisationnelle et financière stricte des banques de dépôts des banques d’affaires; participation de représentants des salariés, des collectivités locales, de l’État, des usagers au Conseil d’administration des banques de dépôts

6 – Combattre la spéculation : interdire les produits financiers à risques (titrisation, produits financiers spéculatifs, cotation en continu, opération de gré à gré…) et les transactions financières avec les paradis fiscaux; réintégrer les opérations dites «hors bilan» dans les comptes des banques.

7 –  A partir notamment de la banque publique d’investissement (BPI), des banques publiques existantes et des fonds régionaux, imposer une sélectivité du crédit en fonction de critères de développement économiques (création de valeur ajoutée dans les territoires), sociaux (emploi, salaires, formation) et écologiques (économies d’énergie et de matières premières) en liaison avec la création d’un pôle financier public (voir point 8) et avec un refinancement sélectif de la BCE, en lien avec la Banque de France 

 Libérer les finances publiques des griffes du marché financier

8 – Créer un pôle financier public, doté de licences bancaires, en lien étroit avec la banque de France, réunissant en réseau les établissements de la nouvelle Banque publique d’investissement, la Banque postale, la Caisse des dépôts et ses filiales, les services de Bercy, l’Agence française de développement, la Coface, la Caisse nationale de Prévoyance et destiné à mobiliser l’ensemble du système financier en vue de financer les projets en faveur de la recherche, de l’emploi, des qualifications, du logement, des transports, des services publics, de la transition énergétique et écologique, en liaison avec les réseaux bancaires et d’assurance mutualistes. Ce pôle, renforcé par la nationalisation de groupes bancaires aujourd’hui privés comme BNP Paribas, la Société générale ou BPCE, agirait pour que les crédits bancaires financent en priorité les projets de développement des collectivités territoriales et les plans syndicaux alternatifs aux plans patronaux de restructurations et de suppressions d’emplois. 

9 – Pour diminuer la charge annuelle de la dette (50 Md€) adoption d’une loi permettant de lever le secret sur la liste des bénéficiaires du «service de la dette», mise en place d’un audit citoyen de la dette accompagnée d’une commission d’enquête parlementaire qui diront la part de cette dette liée à des investissements utiles et celle issue des cadeaux fiscaux.

10 – La BCE doit pouvoir financer avec la Banque de France et les autres banques nationales de l’Eurosystème, par création monétaire, un « Fonds de développement social, écologique et solidaire européen » pour l’expansion des services publics et de leur emploi.

 DE NOUVEAUX DROITS POUR PROTÉGER LES SALARIÉS ET DÉVELOPPER L’EMPLOI

Développer le pouvoir d’achat et combattre la précarité

11 – Augmenter le SMIC à 1700 euros brut. Le SMIC doit devenir le salaire minimum hiérarchique de base et les conventions collectives doivent pleinement reconnaître les qualifications de tous les salariés aux différents niveaux. Relever les minimas sociaux et les indexer sur le SMIC avec l’objectif de supprimer en cinq ans tout revenu en dessous du seuil de pauvreté. Revaloriser le point d’indice des fonctionnaires. Impulser une dynamique de hausse générale des salaires en mettant en place une convention nationale annuelle de négociations interprofessionnelles sur les salaires et la formation, ainsi qu’un « Conseil d’orientation des salaires » définissant un taux minimum Interprofessionnel de croissance des salaires avec responsabilité des entreprises et permettant aux pouvoirs publics d’intervenir en cas de carence des négociations. 

Instaurer un salaire maximum à 20 fois le salaire minimum de l’entreprise comme c’est déjà le cas dans les entreprises publiques. Faire respecter l’égalité salariale entre les femmes et les hommes.

Ouvrir le droit aux allocations chômage dès le premier mois de travail, prolonger la durée d’indemnisation des chômeurs pour stopper l’augmentation du nombre de fins de droits.

12 – Confirmer les 35h comme durée légale du temps de travail et le droit à la retraite à 60 ans. Dans la reprise d’une logique globale de réduction du temps de travail permettant de créer des emplois, limiter le recours à l’annualisation et au travail le dimanche (avec majoration salariale obligatoire), réduire les durées maximales autorisées (aujourd’hui 10h par jour et 48h par semaine), renchérir les heures supplémentaires.

13 – Réaffirmer le CDI à plein temps comme norme du travail limiter les CDD à 5% par entreprise, à 10% pour les entreprises de moins de 50 salariés ; renforcer les effectifs de l’Inspection du Travail, adopter une loi d’amnistie des syndicalistes, rétablir la hiérarchie des normes entre la loi et les conventions d’entreprise; supprimer la « rupture conventionnelle » ; interdire le temps partiel imposé, encadrer la sous-traitance en étendant au donneur d‘ordres la responsabilité sociale en fonction de son importance pour le sous-traitant, sanctionner les entreprises qui ne mettraient pas en œuvre l’égalité de salaires entre les femmes et les hommes 

14 – Blocage des loyers pour deux ans, abrogation des franchises médicales, remboursements à 100% des dépenses de santé en y incluant les lunettes et les soins dentaires et mise en place d’une tarification sociale permettant l’accès de tous à l’eau et à l’énergie.

15–  Mettre en place un statut social pour tous les jeunes permettant l’autonomie des jeunes en formation via un système d’allocation financées par la solidarité nationale.

De nouveaux droits pour s’opposer aux licenciements 

16 – Une loi d’interdiction des licenciements économique dans les entreprises en bonne santé financière doit être mise en place. En outre, dans toutes les entreprises, face aux projets de suppressions d’emploi, les représentants des salariés doivent disposer d’un droit de veto suspensif permettant l’examen de la situation de l’entreprise et des alternatives économiques possibles, avec un droit de préemption des salariés sur leur entreprise en cas de dépôt de bilan ou de délocalisation  pour reprendre à leur compte la production de ces entreprises sous des formes coopératives ou d’économie sociale, et avec un droit de mobilisation des crédits bancaires pour réaliser un plan de développement de l’entreprise. Favoriser cet accès au crédit sera l’un des rôles du Pôle financier public.

Une « sécurité sociale professionnelle »

17 – Un nouveau statut du travail salarié instituant une sécurité sociale professionnelle assurera aux travailleurs privés d’emploi la continuité de leurs droits, que ce soit en matière de rémunération ou de protection sociale ainsi qu’une formation professionnelle leur garantissant de trouver un emploi de niveau équivalent à celui qui était le leur avant la perte de leur activité. La mise en réseau des missions d’indemnisation et de placement avec celles de la Formation professionnelle constituera le socle de cette politique. 

Des fonds nationaux et régionaux, alimentés notamment par une nouvelle cotisation patronale, permettront de contribuer à financer cette politique qui visera à mettre progressivement en place un système de sécurisation de l’emploi et de la formation ouvrant à tous les membres de la société la possibilité d’une mobilité professionnelle choisie sans jamais passer par la case « chômage ».

UN DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE, SOCIAL ET ÉCOLOGIQUE CRÉATEUR D’EMPLOIS 

Des nationalisations démocratiques au service de l’intérêt général 

18 – Pour l’emploi mais aussi pour l’intérêt général du pays, l’intervention de l’Etat est légitime pour mettre en place un contrôle social des entreprises présentes dans certains secteurs économiques, qu’il s’agisse de maintenir, de transformer et de développer des filières industrielles dans le cadre d’une production nouvelle sur des critères sociaux et écologiques comme à Florange ou de maîtriser des secteurs stratégiques comme celui de l’énergie ou du crédit. De nouveaux pouvoirs des salariés permettraient de mettre en œuvre de nouveaux critères de gestion de ces entreprises en favorisant également les coopératives et le développement de l’économie sociale et solidaire (ESS).

Transition énergétique et réindustrialisation par la planification écologique

19 – En s’appuyant sur le pôle financier public et le Fonds Européen (point 8 et 10), mobiliser les investissements en faveur des énergies renouvelables, du développement des transports publics ferroviaire, fluvial et maritime côtier, de la mise en œuvre d’un grand plan fret et ferroutage, de la construction de 200 000 logements par an et d’un vaste plan d’isolation thermique des logements avec l’objectif de réduire drastiquement les émissions de gaz à effet de serre et mettant de strictes conditions d’emploi et de qualifications. Nous proposons aussi un doublement de la taxe sur les poids lourds (2,4 Md€) et taxation à la source de la dépenses publicitaires des entreprises 

20 – Mettre en place des commissions régionales et départementales de l’emploi, de la formation et du développement rassemblant tous les acteurs concernés : employeurs, syndicats, élu-e-s et collectivités. En finir avec les aides publiques et les exonérations de cotisations sociales aux entreprises dont l’inefficacité a été prouvée et les remplacer par des interventions ciblées, sous forme de bonifications d’intérêts ou de garanties d’emprunts pour que les banques financent les projets les plus efficaces en termes de création ou de préservation d’emplois, de développement de la qualification de la main-d’œuvre, de préservation de l’environnement, de développement maîtrisé des territoires.

Le développement des services publics pour répondre aux besoins

21– Créer massivement des postes de fonctionnaires, à commencer par 70 000 dès cette année, titulariser les 800 000 précaires de la fonction publique, augmenter réellement et de façon pérenne les numerus clausus des professions médicales et para médicales pour améliorer et développer les services publics comme ceux de la santé, de l’emploi, de l’éducation nationale, de l’écologie, du logement social ou de la petite enfance par exemple.

DESSERRER LES CONTRAINTES, CHANGER L’EUROPE, POUR UN AUTRE MODÈLE ÉCONOMIQUE

Refuser d’appliquer le pacte budgétaire, la règle d’or et les directives de Bruxelles contraires à nos objectifs sociaux

22 – La France doit agir pour le réaménagement négocié des dettes publiques en supprimant la part illégitime de ces dettes après un audit citoyen ; pour les résorber,  nous proposons leur financement à taux réduit par les banques publiques souscrivant les obligations du trésor au taux fixé par lui. La France doit agir pour que la BCE puisse prêter directement aux États à taux faibles, voir nuls et acheter des titres de la dette publique directement aux États pour promouvoir l’emploi, la formation et les services publics afin de satisfaire les besoins sociaux et écologiques.

23 – Nous remettrons en cause la liberté totale de circulation des capitaux, refuserons d’appliquer les directives de libéralisation des services publics et travaillerons à une harmonisation fiscale, un véritable « serpent fiscal européen », en exigeant une imposition minimale des entreprises pour empêcher le dumping social.  

Promouvoir un progrès humain durable

24 – Se battre au niveau européen pour salaire minimum dans chaque pays, représentant au moins 60% de leur PIB par habitant, en respectant le principe de non régression sociale (la règle nationale l’emport si elle est supérieure à celle de l’UE)  et engager dans le même temps un processus de convergence vers le haut ; la progressivité de l’impôt sur le revenu avec un nombre minimal de tranches, la limitation du taux de TVA et l’exigence d’égalité femme/homme dans les législations du travail de chaque pays

25 – Créer un Fonds européen de développement social, écologique et solidaire (point 10)  et un visa social et écologique pour les échanges commerciaux. Remettre en cause les accords de libre échange actuels et promouvoir des accords internationaux, européens et bilatéraux, de codéveloppement avec les peuples des pays émergents et en développement.

MANIFESTONS LES 19 ET 27 JANVIER

Le Front de Gauche appelle à manifester massivement les 19 et 27 janvier 2013 en faveur du droit au mariage et à l’adoption pour toutes et tous et du recours à la PMA pour les couples de femmes.

Ce dimanche 13 janvier, une nouvelle manifestation est prévue par les mouvements politiques et sociaux opposés au mariage, à l’adoption, à la filiation et à la PMA pour tou-te-s. Depuis plusieurs mois, ces secteurs, enhardis par la frilosité du gouvernement et de la majorité parlementaire, mènent une importante offensive idéologique pour empêcher l’avancée politique et sociale majeure que représente l’adoption d’une telle loi.Les débats sur la « loi ouvrant le mariage aux couples de même sexe » offrent en effet l’occasion historique de supprimer les inégalités en droits qui légitiment les discriminations envers les personnes LGBT. C’est l’honneur et la responsabilité de toute la gauche non seulement d’assumer fièrement les valeurs égalitaires et progressistes inhérentes à ce combat mais aussi de mener bataille pour faire avancer toute la société dans cette voie. Telle est en tous les cas la position que nous défendons au Front de gauche. Comme l’affirme notre programme partagé L’Humain d’abord : « Nous adopterons une loi pour l’égalité qui éradiquera toute discrimination. Les droits du PACS seront renforcés. Le droit au mariage et à l’adoption sera reconnu aux couples homosexuels. Les femmes lesbiennes auront accès à la procréation médicalement assistée. »

C’est le sens et le contenu de la proposition de loi N°119 déposée notamment par Marie-George Buffet « tendant à lever les discriminations reposant sur le sexe, le genre et l’orientation sexuelle en matière de filiation ».

Nous défendons le droit au mariage pour toutes et tous par conviction raisonnée que la liberté de choix est essentielle à chacune et chacun, et que l’égalité devant la loi, comme norme de la société, est porteuse d’un message sans équivoque qui délégitime les discriminations.

Nous défendons le droit à l’adoption parce que nous pensons que les personnes LGBT ne forment pas de moins bons parents que les autres et qu’ils ont autant d’amour à transmettre à des enfants.

Nous défendons aussi l’intégration du droit à la procréation médicalement assistée pour les femmes lesbiennes car, une fois évacuée la conception qui assigne une valeur inférieure à celles et ceux qui s’écartent d’une soi-disant norme hétérosexuelle, le cœur du débat est la filiation fondée sur l’engagement parental. Les lois de bioéthique ont consacré la valeur de l’engagement du compagnon stérile lors d’une PMA avec don de sperme : le compagnon de la mère a accès aux mêmes facilités pour faire reconnaitre sa filiation qu’un père biologique. Cette vérité selon laquelle ce sont l’amour et l’engagement parental qui fondent la filiation doit nécessairement s’appliquer pour les couples de femmes lesbiens. Dans un couple de femmes, aussi bien la parturiente que celle qui l’accompagne sont mères toutes deux. Par ailleurs, une femme seule recourant à la PMA a un projet parental tout aussi cohérent qu’une personne seule qui adopte.

C’est pourquoi, le Front de Gauche exige du gouvernement qu’il s’engage fermement et publiquement sur ces trois revendications légitimes et demande à la majorité parlementaire de les voter.

Dans le même temps, le Front de Gauche regrette la gestion calamiteuse de ce dossier par le gouvernement et ses continuelles hésitations, retours en arrière qui ont aboutit à affaiblir le soutien populaire largement majoritaire il y a encore quelques mois à cette loi. S’ajoutent à ces revirements le fait que le Gouvernement, en plein débat sur l’égalité des droits, a annoncé son renoncement à lever l’interdiction systématique du don du sang pour tout homme ayant des rapports sexuels avec des hommes, qui était un autre engagement de campagne de François Hollande ainsi que de toute la gauche.

Après la manifestation pour l’Égalité du 16 décembre à Paris, le Front de Gauche sera de nouveau présent sur les prochaines mobilisations début 2013, afin de réclamer une grande loi d’égalité et non une loi « à minima »: le 19 janvier sur les mobilisations décentralisées partout en France et le 27 janvier lors de la grande manifestation nationale à Paris.

Paris le 9 janvier 2013

« Humanité et fermeté », disent-ils toujours !

Une quinzaine d’organisations, membres pour la plupart du collectif « Uni.e.s contre une immigration jetable », publient le communiqué suivant à propos des grévistes de la faim de Lille :

« Humanité et fermeté », disent-ils toujours ! 

Il n’est désormais plus possible d’avoir le moindre doute sur ce que recouvre cette rhétorique.
Pour le gouvernement socialiste, il n’est pas inhumain de s’acharner en appel contre une décision de justice opposée pour arracher le droit d’expulser deux grévistes de la faim dans un état alarmant et de procéder « fermement » à cette expulsion à l’aube de l’avant-dernier jour de l’année. Nous affirmons hautement notre volonté de nous opposer, par tous les moyens à notre disposition à la poursuite de cette politique durant l’année qui vient.
Organisations signataires :
– associations :
Association de solidarité en Essonne aux familles Roms
ATMF (Association des travailleurs maghrébins de France)
FASTI (Fédération des associations de soutien avec les travailleur-euse-s immigré-e-s)
Femmes Égalité
GISTI (Groupe d’information et de soutien des immigré-e-s)
MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples)
RESF (Réseau Éducation sans frontières)
Réseau Stop Précarité
-syndicats :
FSU
Union Syndicale Solidaires
– partis :                    Alternatifs                                                                                                                                                FASE (Fédération pour une alternative sociale et écologique)
GA (Gauche anticapitaliste)
NPA (Nouveau parti anticapitaliste)
PCF (Parti communiste français)
PCOF (Parti communiste des ouvriers de France)
PG (Parti de gauche)

Manifestation Samedi 5 janvier à Paris – Départ 15h, place de la République puis direction du ministère de l’Intérieur.

Très bonne année 2013

Poème de Mahmoud Darwich
Poète palestinien (1941-2008)

PENSE AUX AUTRES

Quand tu prépares ton petit déjeuner,
Pense aux autres.
(N’oublie pas le grain aux colombes.)

Quand tu mènes tes guerres, pense aux autres.
(N’oublie pas ceux qui réclament la paix.)

Quand tu règles la facture d’eau, pense aux autres.
(Qui tètent les nuages.)

Quand tu rentres à la maison, ta maison,
Pense aux autres.
(N’oublie pas le peuple des tentes.)

Quand tu comptes les étoiles pour dormir,
Pense aux autres.
(Certains n’ont pas le loisir de rêver.)

Quand tu te libères par la métonymie,
Pense aux autres.
(Qui ont perdu le droit à la parole.)

Quand tu penses aux autres lointains,
Pense à toi.
(Dis-toi, que ne suis-je une bougie dans le noir?)

  

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