Le 5 mai à la Bastille, le rendez-vous de la gauche qui ne renonce pas

La loi du bâillon imposé aux sénateurs sur l’ANI est un très mauvais signal adressé au monde du travail.

Dans la rue, sous les projecteurs des médias, la droite, toutes chapelles confondues, s’agite, s’époumone contre le droit au mariage pour tous. Cette démonstration présente pour elle deux avantages. En premier lieu, elle permet de fédérer, sur un sujet qui fait consensus dans la partie la plus rétrograde de la société, l’UMP, le FN et les satellites plus ou moins contrôlés gravitant à leur périphérie. Que la majorité des Français soit favorable à ce nouveau droit, à ce progrès de la société, n’est finalement pas l’essentiel pour les stratèges de la droite : cette grand-messe de la réaction prépare l’opinion à d’autres alliances lors des prochaines échéances politiques, en premier lieu les élections municipales de 2014. Mais le second avantage de cette excitation printanière consiste à mettre en scène le spectacle d’une opposition se présentant comme radicale et identitaire contre le gouvernement et le Parti socialiste. Des manifestations répétées, avec si possible quelques images d’affrontements avec la police, donnent à peu de frais l’image d’une opposition mobilisée. Cette radicalisation surjouée, qui encourage dans son sillage des actes de haine et de violences, fait passer au second plan d’autres questions qui ne font pas controverse avec le gouvernement. Et cela pour une raison simple, c’est que la droite n’a rien ou si peu à redire aux orientations de l’exécutif en matière de politique économique et sociale. Ainsi va la droite, côté cour, côté jardin.

5mai
Le coup de force commis par le gouvernement contre le débat sénatorial sur le projet de loi de flexibilisation de l’emploi, pour couper court à la discussion des amendements déposés par le groupe communiste et par une partie des sénateurs socialistes et écologistes, a été traité pour le moins discrètement par les médias. Tout aussi discrètement, les sénateurs de l’UMP ont pu s’abstenir, pour permettre son adoption, sur le texte du projet de loi inspiré et soutenu par le Medef. L’utilisation par le gouvernement Ayrault de l’article 44.3, une mesure d’exception qui met fin à toute discussion, non pas contre l’opposition, mais contre une composante de la majorité sénatoriale, n’est pas un acte anodin. C’est un geste qui laissera des traces dans les relations entre l’exécutif et la partie la plus à gauche de la représentation parlementaire. La loi du bâillon imposé aux parlementaires est aussi un très mauvais signal adressé au monde du travail. Comment un projet de loi sur la réforme du droit du travail, critiqué dans ses fondements par de grandes organisations syndicales, peut-il être imposé à la hussarde par un gouvernement se réclamant de la gauche? Cette question suscite le malaise au sein même du parti principal de la gauche et au gouvernement, où l’on voit réapparaître à l’égard de plusieurs ministres la célèbre mise en garde, formulée en l’occurrence par Alain Vidalies : « Quand on est au gouvernement, on la ferme ou on démissionne…»

RDV 5 MAI jpeg
Il y a tout juste un an, le premier tour de l’élection présidentielle posait l’équation qui allait dessiner la victoire de François Hollande, le 6 mai 2012, arrivé en tête au premier tour, talonné par un Nicolas Sarkozy suivi par la candidate du FN à un haut niveau. L’apport des 4 millions de voix du Front de gauche fut décisif au second tour pour donner ses chances au changement. Douze mois ont passé et la déception populaire est à la mesure du renoncement présidentiel.

Le 5 mai, de la Bastille à la Nation, la gauche qui ne renonce ni ne se renie fera entendre une autre voix.

5 MAI 2013: MARCHE POUR UNE 6ème RÉPUBLIQUE

MARCHE POUR UNE 6ème RÉPUBLIQUE

Souvenez-vous, le dimanche 18 mars 2012, le peuple de gauche avait rendez-vous à la Bastille à l’occasion de l’ouverture officielle de la campagne présidentielle. Les citoyens de la 3ème circonscription du 93 se retrouvaient derrière la banderole présentant nos candidat-e-s à la future élection législative. Déjà, nous réclamions la 6ème République.

Plus d’un an après, nous vous donnons de nouveau rendez-vous le dimanche 5 mai à Bastille à 13h30 pour une marche citoyenne contre la finance et l’austérité et pour la 6ème République.

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TRACT NATIONAL FDG 5 MAI

MANIFESTATION DU 1er MAI A NOISY LE GRAND/CHAMPS SUR MARNE

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PRENEZ LE POUVOIR !

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Le MEDEF ne doit pas faire la loi ! Mobilisons nous le 9 avril !

L’accord MEDEF, c’est la précarité pour tous !

L’Accord National Interprofessionnel qui est débattu en ce moment à l’Assemblée Nationale pour être transposé dans la loi est une régression sociale. Il « sécurise » les intérêts des employeurs et de leur droit de licencier plus facilement. Il réintroduit les accords « compétitivité emplois » défendus par Nicolas Sarkozy : un «accord de maintien dans l’emploi» signé par des syndicats donnerait le droit au patron d’une entreprise d’exiger des salariés qu’ils baissent leurs salaires et/ou travaillent plus longtemps, en échange d’une vague promesse de ne pas supprimer d’emplois. Un salarié ne pourrait plus s’y opposer et pourrait être licencié sans possibilité de saisir les prud’hommes.

Une politique alternative est possible

Contrairement à ce que répètent Laurence Parisot, la patronne du MEDEF et le gouvernement Ayrault, le problème, ce n’est pas le coût du travail, c’est le coût du capital et la domination de la finance.
Le Front de gauche porte d’autres propositions pour défendre l’emploi, combattre la précarité, répartir le travail et faire reculer le chômage :
Le CDI à plein temps comme norme du travail en limitant les CDD à 5% par entreprise, à 10% pour les entreprises de moins de 50 salariés.
L’interdiction des licenciements et les suppressions d’emplois dans les entreprises en bonne santé financière. Le droit de veto suspensif pour les syndicats pour examiner les alternatives possibles, et un droit de préemption des salariés pour reprendre la production sous des formes coopératives ou d’économie sociale.
A l’opposée de la précarité généralisée le Front de Gauche défend une véritable Sécurité Sociale Professionnelle qui garantisse une continuité des droits et des revenus des salariés. Nous voulons « L’Humain d’abord » !

Une autre politique à gauche est possible.

Le Front de Gauche s’adresse pour cela à toutes celles et tous ceux qui, souhaitent une politique en rupture avec la financiarisation de la société et le productivisme.
L’alternative à l’austérité, c’est possible !

Les députés de gauche ne doivent pas voter l’ANI !

Les parlementaires du Front de Gauche à l’Assemblée nationale et au Sénat ont engagé une bataille sans concession pour empêcher cette régression.
Le Front de gauche appelle à se mobiliser massivement dans les jours à venir. Il interpelle solennellement les parlementaires PS, EELV et leurs alliés pour qu’ils ne retranscrivent pas ce texte en loi : ils n’ont pas été élus en juin dernier pour faire la politique du Medef ! Qu’ils n’écoutent pas ceux qui contestent la primauté du parlement : c’est à eux qu’il appartient de faire la loi. Pas au Medef !

Tous les citoyens doivent se mobiliser et manifester avec les organisations syndicales le 9 avril partout en France.

Unis contre l’austérité !

Lors de la séance du Conseil général du jeudi 21 mars 2013, les refus vis-à-vis d’un budget trop empreint d’austérité sont l’expression de notre opposition à l’asphyxie financière des collectivités territoriales provoquées par 10 ans de politiques de droite. Ils reflètent notre détermination collective à répondre aux besoins grandissants des habitants de la Seine Saint Denis.

Cette détermination pose comme préalable un fort rassemblement de gauche au sein de l’assemblée départementale. Nous sommes dans la majorité : la pluralité des expressions et les formes qu’elles ont prises lors du vote du budget de notre collectivité ne doivent pas alimenter une défiance mutuelle entre les différentes sensibilités de gauche. Le Président Troussel a accepté certaines de nos propositions qui ont conduit à la limitation à 5,9 % de la hausse de la taxe sur le foncier bâti et l’inscription de 40 M€ de recettes supplémentaires. Néanmoins, nous considérons que le budget du Conseil général est structurellement en difficultés et ceci quelque soient les choix de l’exécutif.

Partagée, cette détermination, à porter des alternatives à l’austérité, sera nécessaire pour obtenir les 2 milliards € de facture de la décentralisation et gagner des moyens nouveaux par la réforme de la fiscalité locale (afin de finir une bonne fois pour toute avec une fiscalité injuste qui pèse principalement sur les ressources des classes moyennes). Nous continuons à demander la prise en charge des allocataires du RSA, et l’abondement de l’Allocation départementale pour l’autonomie et de la prestation de compensation du handicap par l’État.

Nos exigences et nos demandes vont dans le sens d’une réelle politique de gauche tant au plan national que départemental. Nos expressions et nos votes sont uniquement inspirés par la volonté de dénoncer les injustices dont la Seine Saint Denis est encore et toujours victime, malgré une certaine prise en compte récente, par le gouvernement, de ses besoins.

Les élu-e-s du groupe communiste, citoyen, Front de Gauche pour une transformation sociale et écologique – Conseil général de la Seine-Saint-Denis:

Bally Bagayoko, Pascal Beaudet, Belaïde Bedreddine, Josiane Bernard, Hervé Bramy, Gilles Garnier, Florence Haye, Jean-Jacques Karman, Pierre Laporte, Jean-Charles Negre, Jacqueline Rouillon, Abdel-Madjid Sadi, Azzedine Taïbi

Vendredi 5 avril 2013

Une grande marche citoyenne pour la 6ème République le 5 mai à Paris

5mai

L’affaire Cahuzac suscite la colère et la nausée. D’une gravité extrême, elle ne révèle pas seulement l’absence de probité et d’honnêteté d’un homme. Elle met à jour, une nouvelle fois, un système oligarchique profondément néfaste, une démocratie à bout de souffle, la collusion grandissante entre les hautes sphères financières et celles de l’Etat. Il faut mettre fin au règne de la finance.

L’heure n’est pas au bricolage mais à la réorientation de la politique du pays et à la refonte du cadre institutionnel. Au moment où le gouvernement demande au plus grand nombre de se serrer la ceinture et après l’intervention télévisée d’un Président qui confirme son cap visant à ne rien changer, cet épisode misérable précipite la crise politique.

Le Front de Gauche est engagé dans la bataille contre l’austérité à l’image de sa campagne « pour une alternative à l’austérité ». Il participera à la manifestation du 9 avril contre l’ANI, appelle les parlementaires à ne pas retranscrire dans la loi cet accord minoritaire. Dans l’immédiat, il exige la suspension du débat parlementaire sur ce texte pour légiférer en urgence contre le pouvoir de la finance, contre les paradis fiscaux, y compris en Europe, contre les conflits d’intérêt. Il faut des contrôles, des normes nouvelles, et pas seulement des appels à la morale individuelle, des moyens financiers pour faire face à la fraude fiscale.

La défiance des citoyennes et citoyens à l’égard des responsables politiques atteint son seuil critique. L’oligarchie croit en sa toute puissance, en son impunité. C’est pourquoi la réplique doit être forte et claire. Le Front de Gauche défend la perspective d’un processus constituant pour une nouvelle République. Redéfinir les règles sociales et démocratiques est le moyen pour que le peuple reprenne le pouvoir. La VIe République visera à élargir le socle des droits, à étendre la souveraineté populaire, à favoriser la démocratie sociale.

Face à l’accélération de la crise sociale et politique, le Front de Gauche assumera toutes ses responsabilités pour que la colère légitime débouche sur l’espoir et la transformation sociale. Le Front de Gauche propose à toutes les forces et les personnes qui ont voulu le changement en mai dernier et plus largement au peuple, contre la finance et l’austérité, de participer à une grande marche citoyenne pour la 6ème République le 5 mai à Paris.

LE FRONT DE GAUCHE APPELLE A LA MOBILISATION GÉNÉRALE CONTRE L’ACCORD MEDEF !

Communiqué de presse du Front de Gauche

Les députés ne doivent pas voter cette loi !

Le Front de gauche rappelle son opposition à l’accord national interprofessionnel qui est débattu à l’assemblée nationale. Cet accord marque en fait un recul dans la négociation sociale au profit du MEDEF. Il signifie la casse du code du travail. Il constitue un accélérateur de licenciement et de précarisation notamment pour les femmes qui occupent 85% des emplois à temps partiel.

Dangereux en soi, ce projet de loi vient marquer, après l’adoption du traité européen Merkosy et du pacte de compétitivité, un nouveau stade dans le cours libéral des orientations prises par le gouvernement Ayrault. Lors de son intervention TV François Hollande a d’ailleurs annoncé pour la suite la réouverture du débat sur les retraites et l’allongement de la durée de cotisation.

François Hollande a même été jusqu’à reprendre à son compte l’exigence de Laurence Parisot vis à vis des parlementaires pour qu’ils retranscrivent tel quel l’accord Medef niant par là même la légitimité du Parlement à faire la loi. Il voudrait dissuader les députés de faire des amendements !

Il faut arrêter cette dérive libérale aggravée encore par ce que révèle l’affaire Cahuzac. Cette politique rajoute de la crise à la crise ; elle est en train de faire le lit de la récession et du FN. Refuser l’ANI est l’occasion de dire stop !

Le Front de gauche appelle à une mobilisation massive pour faire échec à cet accord.
Il affirme son soutien au travail d’amendement des groupes Front de Gauche à l’Assemblée nationale puis au Sénat appelle solennellement les parlementaires PS, EELV et leurs alliés pour qu’ils s’associent à ce travail d’amendements, et refusent la retranscription de cet accord en loi : ce n’est pas en relayant la politique du MEDEF qu’il répondront aux exigences de celles et ceux qui les ont élus !

Il appelle ses militants, sympathisants et plus largement la population à manifester derrière les organisations syndicales le mardi 9 avril partout en France.

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