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La métropole supplante la commune

ASSEMBLÉE NATIONALE

Le gouvernement a fait adopter son projet de métropole par l’Assemblée. Dénonçant les dangers pour l’avenir des communes, le Front de Gauche donne rendez-vous en septembre.

«Nous considérons que ce projet de loi sur les métropoles est d’une extrême gravité car il porte en lui, par le remodelage de nos institutions territoriales, la remise en cause des fondements même de notre République, en premier lieu la commune, base de notre démocratie.» C’est le jugement sans appel lancé hier (le 23 juillet) par le député (PCF-Front de Gauche) André Chassaigne, alors que l’Assemblée nationale procédait au vote solennel sur le projet de loi gouvernemental.
Au cœur de l’été et en quatre jours de débat à peine, le gouvernement et sa majorité auront réussi à imposer un texte de loi des plus controversés. Quelques semaines en arrière, le Sénat l’avait déjà profondément amendé avant de le voter. De ces amendements, il ne reste pratiquement rien, le gouvernement ayant rétabli le projet initial en allant parfois plus loin encore.

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Une centralisation à marche forcée

Ainsi, non seulement le projet prévoit la création de métropoles à Paris, Lyon et Marseille, de même que dans une dizaine d’autres grandes villes (Toulouse, Lille, Bordeaux, Nantes, Strasbourg, Rennes, Rouen, Grenoble, Montpellier, Brest et Nice), mais les «conseils de territoire» qui les dirigeront seront, selon un amendement de dernière minute du gouvernement, élus au suffrage universel à partir de 2020. En conséquence, les métropoles prendront rang de véritables collectivités territoriales et supplanteront l’ensemble des communes qui les composent. C’est ce que dénonce le président (UMP) de l’Association des maires de France, Jacques Pélissard, qui déclare: «S’il y a un suffrage universel dans une métropole, c’est la mort de la commune.» D’autant que ces métropoles, selon la loi, accapareront nombre de compétences, comme l’aménagement du territoire, le développement urbain, le logement…, hier dévolues aux communes ou à leurs communautés d’agglomérations appelées à disparaître.

 

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Économie d’échelle

Cette centralisation à marche forcée autour des métropoles risque de faire d’autres victimes: les départements, comme ceux de la petite couronne en concurrence avec le Grand Paris, ou celui du Rhône avec le Grand Lyon; mais également les communes rurales se trouvant en dehors des aires métropolitaines, qui risquent de souffrir en termes de développement, de moyens, d’investissements. D’autant que cette réforme s’inscrit dans un objectif précis affirmé en tête du projet: «Cette nouvelle catégorie –la métropole– vise à améliorer la compétitivité à l’échelle nationale et européenne.» Traduire, favoriser l’économie d’échelle et la réduction des dépenses publiques. Un organisme, la «conférence territoriale de l’action publique», sera chargé de ce travail en région avec, notamment, la réduction, déjà programmée pour les deux ans à venir, de 4,5milliards de dotations d’État aux collectivités territoriales. Si le texte a été adopté par 294 voix (PS, écologistes et radicaux de gauche) contre 235 (Front de Gauche, UMP et UDI), l’affaire n’est pas terminée. Le Front de Gauche, qui demande que, pour chaque métropole, les citoyens puissent s’exprimer par référendum, donne rendez-vous en septembre, quand le projet repassera au Sénat.

Assemblée nationale : Rejet de l’amendement relatif à la place fondamentale de la commune dans l’organisation territoriale de la République

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Les députés du Front de gauche déplorent vivement que leur amendement, relatif à la place fondamentale de la commune dans l’organisation territoriale de la République, n’ait pu être adopté ce matin (18 juillet) par l’Assemblée nationale en raison de l’opposition du Groupe socialiste.
Alors que cette disposition avait été votée par le Sénat, ils voient dans ce rejet une indication particulièrement grave de ce qui s’avère être la philosophie de la réforme proposée par le gouvernement : la création des métropoles entraînera inéluctablement à terme la disparition des communes. Tout au long des débats, les députés du Front de gauche n’auront de cesse que de réaffirmer leur attachement indéfectible à la commune, premier échelon de la vie démocratique.

Ensemble, défendons nos retraites ! Signez la pétition.

 

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POUR SIGNER LA PÉTITION, CLIQUER SUR LE LIEN SUIVANT :

http://www.retraites2013.org/

Lors de la Conférence sociale du 20 juin, François Hollande a annoncé que, dans le cadre de la prochaine réforme des retraites, l’allongement de la durée de cotisation sera « la mesure la plus juste » face à « cette chance formidable qu’est l’allongement de l’espérance de la vie ». Cette voie n’est pas acceptable. Les réformes de 1993, 2003, 2007 et 2010 ont déjà réduit les droits à pensions de plus de 30 %, en aggravant les inégalités déjà fortes entre les pensions des femmes et celles des hommes. Elles doivent donc être remises en cause.

Refusons les régressions sociales

« On vit plus vieux, il faut donc travailler plus longtemps », tel est l’argument qu’on nous rabâche. Mais on oublie de préciser qu’augmenter la durée de cotisation, c’est en réalité programmer la baisse des pensions. Baisse immédiate pour tous ceux – chaque année plus de la moitié des nouveaux retraités – qui passent directement du chômage, ou de l’inactivité, à la retraite, et qui ne pourront jamais atteindre cette durée. Baisse à venir pour les nouvelles générations entrées plus tard dans la vie professionnelle du fait de l’allongement des études et qui connaissent déjà un chômage massif, aggravé par l’incitation faite aux seniors qui le peuvent de prolonger leur activité. On oublie aussi de rappeler que l’allongement de la durée de cotisation et la décote pénalisent plus fortement les personnes aux carrières courtes, en majorité des femmes. L’espérance de vie augmente, mais l’espérance de vie en bonne santé, elle, diminue depuis plusieurs années. La souffrance au travail se développe, de nouvelles pathologies apparaissent. Les plus dures années au travail sont entre 60 et 65 ans. Les meilleures années de la retraite sont entre 60 et 65 ans. L’allongement de la durée de cotisation, c’est la double peine. Nous ne pouvons pas l’accepter.

L’austérité sans fin est suicidaire

Le gouvernement justifie cette nouvelle réforme par l’allongement de la durée de vie. Mais le déficit actuel ne doit rien au vieillissement de la population. Il s’explique par la récession qui se creuse en Europe, détruit des millions d’emplois et diminue les cotisations sociales induites par l’emploi. Cette récession provient essentiellement des politiques de réduction des dépenses publiques et de baisse du « coût du travail » menées partout en Europe par les gouvernements en accord avec la Commission. Si, comme cela semble être le cas, le gouvernement inscrit la réforme dans le cadre de ces politiques, il ne pourra que retenir des pistes entraînant une nouvelle baisse du niveau des pensions. Ce qui diminuerait encore le pouvoir d’achat des retraités, aggraverait la récession et entraînerait une nouvelle hausse du chômage. Sans qu’au bout du compte les déficits ne soient réduits !

Il est possible de faire autrement

L’augmentation de l’espérance de vie ne date pas d’aujourd’hui. Par le passé, elle s’est accompagnée d’une diminution du temps passé au travail et d’une amélioration du niveau de vie, grâce à un partage de la richesse produite. C’est à nouveau la voie à suivre.
Pour augmenter le volume des cotisations sociales, il faut en finir avec l’austérité, relancer l’emploi par une réduction du temps de travail, une sécurisation de l’emploi, de la formation et du revenu, une augmentation des minima sociaux, une politique audacieuse d’investissement en matière sociale et écologique. Une voie supplémentaire, toujours négligée, pour répondre au besoin de financement des retraites, est la réalisation de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, à la fois par l’accroissement du taux d’activité des femmes, la suppression des inégalités salariales et la lutte contre le temps partiel subi. Il s’agit là de choix politiques de justice et de solidarité.
Il y a plus de retraité-es ? A moins de décréter leur paupérisation, il est normal de financer leurs retraites en augmentant leur part dans la richesse produite. Selon le Conseil d’orientation des retraites, il faudrait, à législation inchangée, un point de PIB supplémentaire en 2020 pour équilibrer le système de retraite alors que la part des salaires a chuté d’environ 6 points au cours des dernières décennies en faveur des dividendes.

Pour une large mobilisation citoyenne

La question des retraites pose celle de la société dans laquelle nous voulons vivre. La retraite à 60 ans par répartition n’est pas un fardeau, elle est une transmission continue et solidaire de la prise en charge d’une génération par la suivante. C’est pourquoi elle dépend aussi de l’avenir que la société sera capable d’offrir aux jeunes générations. Nous ne pouvons accepter la paupérisation programmée des futurs retraité-es, la destruction des solidarités sociales, l’idéologie absurde du « travailler toujours plus » dans une société productiviste et inégalitaire. Cet engrenage favorise l’extrême droite et menace à terme la démocratie. Comme en Europe du Sud et dans bien d’autres pays du monde, la société doit se mettre en mouvement. Pour y contribuer nous organiserons partout des réunions, des initiatives de rue, des ateliers d’éducation populaire et nous soutiendrons les initiatives prises par le mouvement syndical. Nous voulons un système de retraites solidaire. Pas un trimestre de plus, pas un euro de moins :

POUR SIGNER LA PÉTITION, CLIQUER SUR LE LIEN SUIVANT :

http://www.retraites2013.org/

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ESTIVALES DU FRONT DE GAUCHE : LES INSCRIPTIONS SONT OUVERTES!

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Bientôt le temps des vacances ! Mais aussi le temps des inscriptions à notre habituel rendez-vous de fin d’été : les Estivales du FG.

Ces rencontres auront lieu comme l’an dernier à l’Université Stendhal Grenoble 3 à Saint-Martin-d’Hères, près de Grenoble, les 24 et 25 août prochains. Vous pourrez vous inscrire selon les modalités expliquées plus loin. Les programmes précis, encore en cours de préparation, vous seront communiqués dès que possible.

L’accueil s’effectuera de 17h à 23h le vendredi et à partir de 7h30 le samedi.

Les Estivales s’articuleront autour de nombreux ateliers et débats, en amphithéâtre ou dans des salles plus petites, sur des questions à la fois thématiques et pratiques. Un repas sera pris en commun le samedi midi et soir. Le dimanche matin auront lieu une série de tables rondes et un temps de clôture des Estivales le dimanche midi.

Hébergements

Nous proposons deux types d’hébergement :- des hébergements individuels en cité Universitaire sur le campus, à quelques minutes à pied des RM et Estivales ;
– des hébergements collectifs (en couple ou jusqu’à 3 personnes) en chambre d’hôtel à proximité du campus, trajet direct en tram.
Les camarades qui souhaitent être hébergé-e-s dans d’autres conditions devront s’en occuper eux-mêmes (et choisir un tarif sans hébergement).

Tarifs

Nous proposons une tarification solidaire, calculée en fonction des revenus, du nombre de jours de présence et du mode d’hébergement choisi. Elle comprend la participation aux frais d’organisation des Estivales ainsi que les repas et hébergements.Tarifs-Estivales

Modalités d’inscription et de paiement

L’inscription est strictement obligatoire et se fait uniquement via le formulaire en ligne  sur http://www.placeaupeuple2012.fr/  (Attention, si cela ne fonctionne pas immédiatement, merci de votre indulgence, nous essayons de régler ce problème technique au plus vite !)
Merci de renseigner tous les champs, notamment la tranche de revenu pour le calcul du tarif, les besoins précis en hébergement et jours de présence.

Comme l’année dernière, nous vous demanderons de confirmer votre réservation en réglant la totalité de votre participation par chèque ou par CB en ligne. Les modalités vous seront communiquées ultérieurement.

Toutes les inscriptions devront être enregistrées au plus tard le 21 juillet.

Accueil des enfants (15 ans et moins)

Nous proposons, sur le lieu des Estivales, un service d’accueil pour les camarades inscrits aux ateliers souhaitant faire garder leurs enfants pendant ce temps. L’inscription pourra également se faire via le formulaire en ligne. Le tarif sera de 12 € par demi-journée. Les créneaux de garde doivent être réservés et réglés en amont selon les modalités précisées sur le formulaire.

Marché transatlantique. Lettre du Front de Gauche au Président de la République

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