manifantifaf
A Chelles comme ailleurs, le Front national ne fait pas mystère de ses intentions de faire voler en éclat le pacte Républicain.

Il profite de la crise et de l’austérité pour attiser la guerre de tous contre tous. Pour propager ses idées nocives parmi nos concitoyens, il organise un meeting le 30 septembre prochain au centre culturel, en présence de son porte parole, Florian Philippot.

Les élus communistes et Front de Gauche de Chelles appellent tous les citoyennes et les citoyens, toutes les forces progressistes, les républicains de gauche comme de droite et qui se reconnaissent dans la défense des principes de liberté, d’égalité et de fraternité, incompatibles avec les idées d’extrême droite défendues par le FN et notamment Marine Le Pen, à un rassemblement pacifique de protestation contre la tenue de ce meeting.

Faisons vivre ce que notre ville à de meilleur. Ne laissons pas Chelles aux mains de ceux qui exploitent les haines, qui ont fait du racisme un fond de commerce. Notre ville est fière des identités plurielles qui la composent. Retrouvons-nous dans le calme et la détermination, lundi 30 septembre à 18h30, à quelques pas de la salle André Malraux, devant la médiathèque Jean-Pierre Vernant, place des Martyrs de Chateaubriant, beaux symboles de l’esprit de résistance qui a toujours animé notre ville.

Publicités

RETRAITES : L’HEURE DES CHOIX !

Le projet de réforme des retraites est dans la stricte continuité de celles menées par la droite

La retraite par répartiton est-elle un progrès de civilisaiton ou une charge pour la société ?
Pourquoi le déficit des régimes de retraites s’est-il aggravé ?
L’espérance de vie augmente, est-ce normal de travailler plus longtemps ?
Y aura-t-il trop de retraités et pas assez d’actifs ?
Les femmes au coeur des inégalités ?
Les fonctionnaires sont-ils des privilégiés ?
Les jeunes seront-ils vicitimes des mesures envisagées ?
Peut-on financier une réforme progressiste ?
Quel modèle de société se profile derrière les retraites ?
…..
Comment s’opposer au projet de réforme du Gouvernement et construire ensemble une politique alternative pour assurer durablement une retraite décente à tous les salariés dans le cadre d’un système solidaire ?

Venez en débattre avec le COLLECTIF FRONT DE GAUCHE NOISY – GOURNAY
samedi 28 septembre de 14h30 à 18h,

salle Jean Moulin,
11/13 avenue Emile Cossonneau à Noisy le Grand
(invité : Pierre-Yves Chanu, représentant CGT au Conseil d’Orientation des Retraites)

bandeaufranceculture

INVITATION pdf DU 28 SEPTEMBRE 2013

invitation pour la creation du collectif 2

affiche fête de l'Huma 2013

EXE-Retraites-A4-RV-M02-724x1024exeret-2-718x1024

bandeau fete de l huma

Ca se passe à la Fête de l’Humanité

3ème circonscription de Seine-Saint-Denis : stand de Neuilly-sur-Marne, avenue Fatima Bedar :

Samedi 14 septembre à 15 h :
DÉBAT : Quel développement économique conciliable avec le développement de la planète ?

avec Mouni SATOURI, conseiller régional Europe Écologie-Les Verts (EELV) et Hervé BRAMY, conseiller général, responsable national PCF à l’écologie

la terre

Syrie : les députés Front de Gauche interpellent le Congrès américain

Chers amis, Chers collègues,

Dans un Moyen-Orient poudrière, où les intérêts en présence dépassent largement les seuls enjeux intérieurs syriens, le déclenchement d’une intervention militaire telle qu’envisagée par les Etats-Unis d’Amérique présente un risque d’embrasement sans précédent. D’un Liban morcelé à un conflit israélo-palestinien non résolu, d’un Iran facteur d’instabilité à l’activisme des monarchies absolutistes du Golfe, les dangers d’une guerre généralisée sont d’autant plus forts que les contours et les buts de cette intervention restent flous. Il s’agirait d’une opération qui s’inscrirait clairement en dehors de toute légalité internationale.

Nous souhaitions vous faire part de notre opposition à cette intervention militaire en Syrie et notre attachement à ce que l’ONU poursuive et amplifie ses efforts pour une paix juste. Tout acte unilatéral porterait irrémédiablement un coup fatal à ce processus, comme l’a justement rappelé son secrétaire général Ban Ki-moon.

Sortir le peuple syrien de l’enfer de la guerre civile marquée par près de 100 000 morts, nous partageons tous cette urgence humaine. Pour autant une intervention militaire ne ferait qu’éloigner cet horizon, en accentuant les affrontements et le chaos.

Le peuple syrien, les civils, hommes, femmes, enfants, seraient les grands perdants, car une intervention militaire ne permettra, en rien, de renverser le régime despotique de Bachar el-Assad. En rien elle ne fera progresser l’indispensable transition démocratique dans ce pays.

Seule une solution politique, forgée dans de nouvelles négociations entre les parties dans le cadre de l’ONU, peut ouvrir la porte à un apaisement du conflit. C’est d’ailleurs la position de nombreux pays membres de l’alliance atlantique qui ont signifié ces derniers jours leur refus d’intervenir en Syrie.

Depuis plusieurs années, dans l’ensemble du monde arabe, les peuples se sont soulevés avec en commun une même soif de justice, de liberté. Cependant, ce bel et fragile espoir démocratique demeure sous la menace des forces obscurantistes. Ce risque existe hélas aussi en Syrie. Les précédentes ingérences dans le monde oriental n’ont-elles pas montré qu’elles conduisent à conforter les pires extrémismes, plutôt qu’à enraciner la démocratie et le développement ?

Chers collègues, vous aurez l’opportunité dans quelques jours, à l’initiative du Président Barack Obama, de vous prononcer sur le bien-fondé d’une intervention militaire en Syrie, à l’instar du vote devant la chambre des communes au Royaume-Uni. En France, aussi regrettable que ce soit, notre Parlement ne sera pas associé à ce choix fondamental.

Dans cette situation, qui fait exception au sein des grandes démocraties, nos regards se tournent vers vous.

Nous comptons sur votre choix éclairé. Evitons au monde de plonger dans un engrenage guerrier dont nul ne connait l’issue. Gardons-nous de rallumer l’idée funeste du « choc des civilisations ». Parce qu’il existe entre nos deux peuples, malgré nos différends, une longue amitié ouverte en 1778, nous espérons que notre voix en faveur de la paix pourra trouver Outre-Atlantique l’écoute dont elle est privée en France.

Avec notre entière considération et nos salutations distinguées.

François ASENSI – Alain BOCQUET – Marie-George BUFFET – Jean-Jacques CANDELIER – Patrice CARVALHO – Gaby CHARROUX – André CHASSAIGNE – Marc DOLEZ – Jacqueline FRAYSSE – Nicolas SANSU

Intervention au nom des député-e-s Front de Gauche lors du débat parlementaire du 04 septembre sur la situation en Syrie

M. André Chassaigne. Monsieur le président, monsieur le Premier ministre, mesdames et messieurs les ministres, mes chers collègues, le 21 août dernier, une attaque chimique de grande ampleur a été perpétrée à la Goutha, en Syrie. Depuis la diffusion des vidéos insoutenables de ce massacre, les canons américains et français sont braqués sur la Syrie et n’attendent que le feu vert des États-Unis pour se faire entendre.
En ce moment d’histoire, les députés du Front de gauche, fidèles à leurs convictions, se veulent les porte-voix de la paix face aux pulsions guerrières et aux passions vengeresses. Porte-voix aussi de la raison, qui commande, dans le conflit qui déchire la Syrie, la recherche d’une solution politique et non militaire. Or, notre chef de l’État, mû en chef de guerre, tient un discours qui fleure bon l’expédition punitive : discours d’un autre temps, discours synonyme d’impasse et d’échec.
Les leçons du passé n’ont pas été tirées. Cette posture isole notre pays et son président. Elle n’est partagée ni par la grande majorité de la communauté internationale, ni par la communauté nationale. Ce double isolement devrait inciter le Président de la République et son gouvernement à plus de considération pour les arguments développés contre une intervention militaire en Syrie et pour sortir le peuple syrien de la tragédie dont il est victime.
D’abord, une telle intervention serait illégale – car injustifiée et infondée – sur le plan du droit international. Faut-il rappeler qu’il existe un principe de non-intervention qui interdit à un État de s’ingérer dans les affaires intérieures d’un autre État souverain ? Faut-il rappeler que seul le Conseil de sécurité des Nations unies peut lever cette obligation de non-ingérence, en vertu du chapitre VII de la charte qui gouverne son action, en cas de menace contre la paix, de rupture de la paix ou d’acte d’agression ? Faut-il rappeler que la décision de recours à la force, autorisée sous certaines conditions seulement, nécessite l’accord d’au moins neuf de ses quinze membres et l’absence de veto d’un de ses membres permanents ? Aucun des scénarios prévus par le chapitre VII de la Charte de l’ONU, consacré à l’emploi de la force, ne s’apparente à celui de la Syrie : il ne s’agit ni d’une agression entre États, ni de légitime défense. Enfin, aujourd’hui, toute tentative de valider une intervention militaire en Syrie par une simple résolution du Conseil de sécurité se heurte, de facto, au veto inévitable de la Russie et de la Chine
Dans ces conditions, comment imaginer que la France serait prête à lancer une attaque militaire illégale et violer ainsi ses propres engagements et ses valeurs ? Je le dis avec gravité : la France est-elle prête à violer la Charte des Nations unies, qui nous lie à la communauté internationale
Au-delà du caractère illégal d’une telle intervention, c’est sa justification et sa légitimité mêmes qui sont en cause. L’option militaire n’offre nulle solution de règlement du conflit, nulle perspective de paix pour le peuple syrien. Le chef de l’État s’entête dans une logique militaire, ignorant la situation d’urgence humanitaire et écartant les options alternatives. Il veut engager notre pays dans une entreprise aventureuse et illusoire conduite par les États-Unis.
A moins de renier notre attachement à l’indépendance nationale, un feu vert du Congrès américain ou de la Maison Blanche ne saurait remplacer un mandat international, ni commander notre propre conduite, notre propre politique étrangère. Monsieur le Premier ministre, alors que les chancelleries occidentales ont, les unes après les autres, abandonné l’option militaire, l’entêtement du Gouvernement à s’isoler sur la scène européenne et internationale et à s’isoler de son peuple est troublant.
Pourtant, la manipulation et la propagande médiatico-politiques qui ont ouvert la voie à la guerre contre l’Irak, en 2003, demeurent dans toutes les mémoires et ont largement entaché la crédibilité de ses instigateurs. Le credo néo-conservateur de « la guerre au nom de la démocratie » a semé la mort et le chaos en Irak. Et c’est encore en son nom que le Président de la République et le Gouvernement veulent nous convaincre de mener une expédition punitive meurtrière en Syrie. Le règlement du conflit interne syrien ne sera pas résolu par quelques missiles. L’histoire des conflits, au Moyen-Orient ou ailleurs, prouve que jamais – j’insiste sur ce mot – des bombardements n’ont permis d’installer la démocratie ou de pacifier un pays.
Sans même attendre les conclusions des inspecteurs de l’ONU, des preuves que les attaques chimiques auraient été commises par le régime de Bachar al-Assad sont brandies pour justifier la guerre. Ces preuves seraient prétendument irréfutables, selon notre gouvernement, tout comme l’étaient les preuves brandies par Colin Powell devant le Conseil de sécurité de l’ONU, en février 2003, sur la possession d’armes chimiques par le gouvernement irakien. Même si ces preuves étaient déclarées irréfutables – et nous ne doutons pas que Bachar al-Assad est capable du pire – comment lancer une guerre sans en fixer les objectifs précis, si ce n’est la seule volonté de punir ?
Pas plus tard qu’hier soir, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a mis en garde contre les risques d’une « action punitive » en Syrie. Il nous a demandé de considérer « l’impact qu’aurait une telle action sur les efforts pour empêcher d’autres effusions de sang et faciliter un règlement politique du conflit ».
Comment, en effet, lancer une guerre sans en évaluer les conséquences, sauf à dire explicitement que cette guerre est menée pour asseoir la domination des grandes puissances occidentales, pour satisfaire leurs intérêts géostratégiques et économiques ou ceux d’autres puissances régionales ?
La population syrienne est aujourd’hui prise en otage entre un dictateur cynique et sanguinaire et une opposition désunie, dont certains membres ont perpétré des exactions parmi les plus effrayantes. C’est d’ailleurs pourquoi les minorités religieuses syriennes sont paniquées à la perspective de la victoire de certains rebelles syriens.
Une intervention militaire aujourd’hui ne mettrait pas fin à l’escalade de la barbarie et risquerait de plonger un peu plus la région du Moyen-Orient dans le chaos généralisé. Tirons les leçons des expériences passées de l’Afghanistan et de la Libye. Gardons en mémoire le fiasco irakien et les centaines de personnes qui meurent chaque mois, depuis, dans des attentats meurtriers. Pensons également aux pays voisins qui paieront en vies humaines la moindre déflagration. Une société riche et fragile comme le Liban n’est-elle pas déjà la proie des confrontations communautaires qui nourrissent le conflit syrien ?
Certes, la France a la responsabilité d’agir. Mais dans le seul intérêt des peuples ! Le chaos de la guerre n’est pas dans l’intérêt des peuples. Il est dans celui des djihadistes. Quant au peuple de France, il ne veut pas de cette guerre. Écoutons-le ! Entendons-le ! C’est notre devoir de démocrates.
Si, malgré cela, le Gouvernement s’entête à entrer dans cette guerre illégale, un vote de la représentation nationale s’impose, à moins que le parti socialiste n’adhère définitivement à la pratique présidentialiste de la Ve république, jadis critiquée et combattue ?
Ce vote, l’esprit démocratique et le sens des responsabilités politiques l’exigent.
Le Gouvernement avance l’argument constitutionnel parce qu’il craint le camouflet infligé au Premier ministre britannique. Il se cache derrière l’article 35 de la Constitution pour justifier ce déni de démocratie. Or, si le Président de la République le décide, il peut laisser les parlementaires se prononcer demain, sans se justifier, et rompre ainsi avec les pratiques qu’il dénonçait lui-même, en 2008, au nom de la dignité de notre démocratie !
Par ailleurs, comme le rappellent de nombreux constitutionnalistes, l’article 49 alinéa 1 permet ce vote : c’est d’ailleurs la solution qui avait été retenue par le gouvernement Rocard au moment de la guerre du Golfe. Le Gouvernement peut aussi s’appuyer sur le nouvel article 50-1 de notre Constitution. Le Président Barack Obama a, lui-même, demandé le vote du Congrès alors que la Constitution ne l’y obligeait pas.
En France, l’absence de vote témoignerait de la volonté de cantonner les parlementaires français dans une position de simples spectateurs, réduits à palabrer et non amenés à décider. Notre attachement à la paix ne nous fait pas renoncer à notre sens des responsabilités. C’est en cela que s’exprime notre solidarité avec le peuple syrien. La prudence que nous préconisons n’est pas synonyme d’inaction. Il faut réagir et apporter une solution au drame vécu par le peuple syrien, qui a eu le courage de se lever contre le régime dictatorial de Bachar al-Assad.
Notre « responsabilité de protéger les populations civiles », notre solidarité envers le peuple syrien doit d’abord se traduire par un renforcement significatif de l’aide humanitaire. Une telle action, qui relève de l’urgence, doit elle-même être prolongée par la recherche d’une solution politique, qui suppose un engagement plus volontariste de notre diplomatie. La France doit ainsi peser de tout son poids diplomatique et symbolique pour obtenir la réunion d’un sommet réunissant les belligérants et les principales puissances impliquées, afin de mettre fin à l’escalade de l’horreur.
Pour conclure, je le dis et le redis avec gravité : ne cédons pas à la tentation de la guerre et de l’aventure militaire ! Empruntons la voie politique qui, aussi étroite et difficile fût-elle, reste la meilleure qui soit pour le peuple syrien et la sécurité internationale. C’est aussi la voie la plus digne pour notre pays, qui en sortirait grandi.

%d blogueurs aiment cette page :