RÉGIONALES : APPEL DE PIERRE LAURENT

Nos vies d’abord !

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Élection régionale Île-de-France : Appel de syndicalistes

Nous, syndicalistes du privé comme du public, avons été meurtris par les attentats qui ont ensanglanté notre capitale le vendredi 13 novembre. Comme nombre de Franciliens, beaucoup d’entre nous ont eu des proches, des connaissances, des camarades touchés. La meilleure réponse est de continuer à faire vivre la démocratie et donc les élections, les luttes sociales, le débat public. C’est l’objectif de cet appel.

Syndicalistes du privé comme du public nous pensons qu’il faut tout faire pour empêcher la droite et l’extrême droite de conquérir la région. Ces courants politiques remettraient en cause nombre de dispositions sociales, à l’instar de ce que l’on constate dans les municipalités qu’elles gèrent depuis mars 2014.

Comme les organisations politiques qui forment le Front de Gauche sont très souvent à nos côtés dans les luttes franciliennes, relayant dans la sphère politique les revendications des salariés et les attentes populaires, nous voulons contribuer à l’élection de majorités régionales porteuses de choix à gauche.

La réduction des dotations budgétaires de l’Etat (11 milliards d’euros sur 3 ans) aux collectivités locales vont indéniablement peser en négatif en Île-de-France sur les emplois publics, les activités utiles aux populations et les investissements.

A contrario, nous souhaitons des politiques de fort investissement. Des politiques plaçant l’humain avant la finance.

En cette période où l’action syndicale, les mobilisations sociales sont vilipendées voire criminalisées, nous avons pu constater qu’en tant que force politique, le Front de Gauche, quasi-seul, s’est démarqué de l’indignation sélective qui s’est emparée de la quasi-totalité des médias et de la classe politique lors des événements à Air France.

A l’unisson du MEDEF, de la droite, du Premier ministre et de Macron, le Front National n’a pas manqué de critiquer violemment les syndicats.

Le gouvernement HOLLANDE/VALLS qui a refusé de faire adopter les propositions de lois présentées par les élus du Front de Gauche visant à interdire les licenciements boursiers et à amnistier les syndicalistes injustement poursuivis et condamnés pour des faits liés à des conflits sociaux, a clairement choisi le camp du grand patronat et de la finance : c’est un choix de classe !

Au moment où de nouvelles offensives se font jour, tant du côté du MEDEF que du gouvernement, contre le code du travail dans le sillage de la loi MACRON qui a, entre autres, engagé la généralisation du travail du dimanche et de nuit, de l’accord AGIRC-ARRCO, le monde du travail, les mouvements sociaux ont besoin d’avoir à leurs côtés, comme points d’appuis, des élu-e-s locaux qui s’opposent concrètement aux politiques d’austérité.

C’est pourquoi nous nous reconnaissons, à titre individuel, dans les propositions présentées par le Front de Gauche, qui portent des solutions aux fins de résoudre la crise du logement et la dégradation des transports, à lutter activement contre le chômage et la précarité, à lutter contre toutes les formes de discriminations et pour l’égalité, à agir pour l’emploi, la formation, la relance de la politique industrielle, la solidarité, la santé. L’éducation et la culture sont aussi au cœur des priorités des candidat-e-s du Front de Gauche.

Nous considérons que les luttes sociales aussi indispensables et essentielles soient-elles, ne trouvent leur pleine efficacité que lorsqu’elles peuvent converger avec des propositions politiques, et être relayées et amplifiées par l’action politique au sens plein et noble du terme !

Aussi, nous appelons les salariés, les privés d’emplois, les précaires, les retraités, les jeunes à se mobiliser pour voter et faire voter massivement pour la liste « Nos vies d’abord » présentée par les forces du Front de Gauche – le PCF, le PG, Ensemble et République et Socialisme – à l’élection régionale des 6 et 13 décembre 2015 en Île-de-France.

Premiers signataires : Julie Morel, Bernard Devert, Yaël Lellouche, Graziella Raso, Baptiste Talbot, Marianne Journiac, Karl Ghazi, Michèle Kauffer, Didier Le Reste, Marie-Claire Cailletaud, Christophe Delecourt, Michel Jallamion, Laurent Barbier, Jean-Claude Mamet, Anne Le Loarer, Jean-Marc Canon, Philippe Juraver, Françoise Pinson, Jean-François Bolzinger, Françoise Poli, Jean-Luc Bindel, Philippe Guttermann, Sylvie Bayle, Jean-François Téaldi, Bertrand Hammache, Valérie Froberger, Guy Tresallet, Vincent Krier, Fabienne Dos Santos, Françoise Baran, Michel Angot, Sandra Talbot, Gérard Billon-Galland, Jean-Marc Devauchelle, Gilles Coupet, Luc Schaffauser, Jean-Claude Chailley, Robert Bussière, Yann Pirolli, Catherine Fayet, Thomas Joussant, Fabienne Belin, Pascal Videcoq, Michel Gallin, Patrick Brody.

Pour signer l’appel rendez-vous sur http://www.nosviesdabord.fr/appel-syndicalistes

 

Île-de-France, Nos vies d’abord ! Témoignage de Julie MOREL – syndicaliste Air France

Élections régionales. « Nos vies valent plus que leur chemise »

Le meeting de la liste du Front de Gauche en Île-de-France a fait 
la part belle aux mobilisations sociales, mercredi soir.

NOS VIES D'ABORDMercredi à Paris : de gauche à droite, Éric Coquerel (PG), tête de liste à Paris, Julie Morel, tête de liste dans le Val d’Oise et syndicaliste chez Air France, Pierre Laurent (PCF) et Clémentine Autain (Ensemble), tête de liste en Seine-Saint-Denis.Photo : Patrick Nussbaum

Sur les terrains qui jouxtent la halle Carpentier, dans le sud de Paris, l’heure est aux entraînements de foot et de rugby. À l’intérieur, c’est à un tout autre match auquel comptent participer les 3 000 à 4 000 Franciliens qui ont fait le déplacement, mercredi soir, pour l’unique meeting régional de la liste soutenue par le Front de Gauche « Nos vies d’abord », avant les élections des 6 et 13 décembre prochains. « Pour certains, les dés sont déjà jetés. Je demande le respect pour notre liste, le respect de nos électeurs, de la démocratie. Il n’y a pas de petites et de grandes listes ! » lance à ceux qui l’interrogent dès à présent sur le second tour, le secrétaire national du PCF Pierre Laurent, qui conduit les 224 candidats, crédités pour le moment d’environ 8 % des voix. Et d’ajouter : « Si nous entrons dans la bataille, c’est pour présider la région Île-de-France ! » Arrivée un bon quart d’heure avant le début de la soirée, une salariée d’association d’éducation populaire, qui assistait mercredi à son tout premier meeting politique, confiait justement cette conviction : « Mon bulletin de vote de premier tour est démocratique, il faut se permettre de choisir selon ses convictions. Certains se l’interdisent, c’est dommage. » De quoi renvoyer dans les cordes le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, qui tente en vain depuis des semaines de rallier la gauche dès le premier tour à grand renfort de chantage au Front national.

« Ce soir, je suis la voix 
des salariés méprisés »

Pour cette novice comme pour les habitués, le ton de la campagne du Front de Gauche est donné dès le début de soirée. Après un accueil pharmaceutique par les militants d’Ensemble délivrant des médicaments contre « la macronite », cette maladie qui, comme le ministre de l’Économie, « nuit à l’action juste et solidaire», les projecteurs rouges de la salle se tamisent. Seuls dans la lumière, les salariés en lutte de l’entreprise de nettoyage OMS accueillis au son de « Résistance ! Résistance ! ». « Tomber la chemise », scande le cofondateur du Parti de gauche (PG), Jean-Luc Mélenchon, depuis le public où il a pris place aux côtés de la députée communiste Marie-George Buffet et de nombreux élus. « On y viendra », assure alors l’un des trois animateurs de la soirée. Un peu plus tard, la fameuse chanson du groupe Zebda résonne en effet sous la halle, saluant l’intervention de Julie Morel, tête de liste dans le Val-d’Oise et syndicaliste chez Air France, sous le coup, comme certains de ses collègues, d’une sanction. Sa « faute » : avoir dansé sur cette musique lors du CE du 5 octobre, dont les images de chemises déchirées ont fait le tour des médias. « Ce soir, je suis la voix des salariés méprisés et touchés dans leur dignité alors qu’ils ne défendent que leur emploi », affirme-t-elle, un peu intimidée par la foule mais fustigeant l’attitude « d’un gouvernement soi-disant de gauche », qui, « d’une main donne 97 millions de CICE et, de l’autre, permet la casse d’une entreprise semi-publique ».

« Notre liste est celle des mobilisations sociales, elle s’appelle ‘‘Nos vies d’abord’’, on aurait pu l’appeler ‘‘Nos luttes d’abord’’ », dira, juste un peu plus tôt, le coordinateur du PG, Éric Coquerel, tête de liste à Paris, arguant d’une liste « d’opposition de gauche » à la fois « bouclier social, républicain et écologique ». Et Clémentine Autain, porte-parole d’Ensemble et tête de liste en Seine-Saint-Denis, de renchérir : « Oui, nos vies valent plus que leur chemise ! » Et d’enchaîner : « Nous continuerons de marcher pour la dignité, déterminés à faire vivre l’égalité et la citoyenneté. » Tous ceux qui ne sont pas arrivés trop tard pour avoir une place assise auront trouvé sur leur chaise quelques exemples de cette détermination, déclinée en slogans : « Plan RER B à l’heure + 10 000 embauches », « 100 000 logements par an », « Passe Navigo gratuit pour les moins de 18 ans », pouvait-on, entre autres, lire sur les pancartes brandies plus ou moins régulièrement pendant la soirée. En face, les interventions des candidats franciliens se succèdent à un rythme soutenu. Illustration de la promesse de Pierre Laurent : « Nous ne sommes pas une liste de professionnels de la politique mais de citoyens engagés dans la vie de la région. » Parmi eux, Sofia Boutrih l’explique à sa façon : « Je suis une cumularde : j’ai 26 ans, je suis une femme, je suis d’origine marocaine, je suis née et je vis à Saint-Denis en Seine-Saint-Denis, j’ai étudié dans un établissement ZEP, un père ouvrier, une mère femme de ménage… Je cumule à moi seule une grande partie des vingt critères de discrimination reconnus par la loi. »

« Il faut qu’émerge un espoir » contre « les ravages créés par la politique de renoncement du gouvernement actuel. » (Pierre Laurent)

Des discriminations qui n’encombrent pas, en revanche, le gouvernement, dont le chef rompait définitivement, la veille, avec le droit de vote des étrangers. La réplique ne se fait pas attendre. « Je suis candidat parce que Mahamadou à côté de moi ne peut se présenter », explique à la salle bondée Richard Moyon, militant de la cause des jeunes sans papiers. Une proposition émerge : créer un conseil à la région qui associe aux décisions ceux qui n’ont pas le droit de vote.

L’histoire que le Front de Gauche francilien entend écrire ici ne se limite toutefois pas à celle des régionales. Quand Pierre Laurent prend le micro pour conclure le meeting, c’est par ce message : « Ce résultat comptera dans la région, mais il comptera nationalement. Il y aura devant nous un travail de reconstruction immense à gauche (en vue de 2017 – NDLR). Cette bataille commence pendant les régionales parce qu’il faut qu’émerge là un espoir » contre « les ravages créés par la politique de renoncement du gouvernement actuel ».

Voir la vidéo sur:  https://youtu.be/Jfwy_jZ-PZI

UNE AUTRE VOIE POUR L’ÎLE-DE-FRANCE

campagneDans son programme pour la région Île-de-France le Front de Gauche veut faire entendre une voix de résistance et d’espérance.

A lire en cliquant sur le lien suivant:

http://www.nosviesdabord.fr/projet.html

 

 

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