La lettre des élu-e-s Front de Gauche au Conseil régional d’Île-de-France

Cette lettre d’information rend compte de la séance plénière du Conseil régional des 21 & 22 janvier 2016.

Le 1er conseil régional présidé par Mme PÉCRESSE se solde par une profonde remise en cause des acquis sociaux de la précédente mandature. La droite a ainsi supprimé la tarification sociale pour les étrangers bénéficiaires de l’AME et n’écarte pas la hausse des tarifs pour les plus de 4 millions d’usagers du PASS NAVIGO UNIQUE. Elle a aussi fait voter des mesures de sécurité inefficaces et démagogiques alors que le droit à la sécurité mérite tellement plus de sérieux.

Contre toutes ces mesures rétrogrades, notre groupe a affirmé sa combativité, en opposant pied à pied de façon responsable et déterminée notre projet à celui de Mme Pécresse, en le déclinant au travers d’une trentaine amendements et de 2 motions de rejet des propositions progressistes, solidaires et financièrement solides.

Nous entendons poursuivre cette action, tout au long de ce mandat et de manière constructive, en portant notre programme, nos valeurs, la voix des salarié-e-s, des associations, des usagers des services publics !

L’assemblée régionale n’est pas une chambre d’enregistrement

Céline MALAISÉ (présidente du groupe et élue de Paris), est intervenue sur la révision du Règlement intérieur proposé par le nouvel exécutif régional visant à réduire les droits de l’opposition et plus généralement la place de l’élu et du débat démocratique dans la prise de décision. Notre groupe a, par ailleurs, proposé d’y intégrer un certain nombre d’outils participatifs (budget participatif, observatoire de suivi des engagements, commission de contrôle des fonds publics attribués aux entreprises) : ils ont tous reçu un refus systématique de la part de Mme Pécresse.

Quant à la nouvelle charte éthique de l’élu, elle reste, aux yeux d’Éric COQUEREL (élu de Paris), qui est intervenu au nom du groupe, trop vague pour être sérieusement utile : quid du cumul des mandats ou d’un véritable statut de l’élu ? Aucun de ces sujets n’a été abordé alors qu’ils sont à nos yeux déterminants.

Enfin, pour Michel JALLAMION (élu de Paris), la question du déménagement du siège de la Région Île-de-France, que notre groupe juge par ailleurs nécessaire, est engagée de manière trop précipitée, sans concertation préalable avec les salariés et les collectivités territoriales qui souhaiteraient accueillir notre institution.

Tout au long des discussions sur ces trois rapports, nous n’avons eu de cesse de regretter que la transparence et la collégialité soient aussi absentes de ces textes censés fonder la démocratie régionale et qui ne font en réalité qu’entériner la main mise de l’exécutif sur l’assemblée régionale.

Transports : Pass navigo unique en danger & casse de la tarification sociale

La question des transports sera suivie, tout au long de ce mandat, par Fabien GUILLAUD BATAILLE (élu du Val-de-Marne) qui siège par ailleurs au conseil d’administration du STIF. Il a regretté que Valérie Pécresse met en danger l’existence même du Pass unique alors que c’est un des grands acquis de la précédente mandature permis par notre action. Vouloir le financer par la suppression de la tarification sociale pour les sans–papiers bénéficiaires de l’AME est à la fois irréaliste, démagogique et symbolique d’une politique de stigmatisation des plus pauvres et des étrangers.

En réalité, la droite envisage, à court terme, une augmentation importante du coût du Pass navigo pour plus de 4 millions d’usagers. Briser la justice et la solidarité alors que d’autres solutions existent pour pérenniser le financement de la zone unique est inacceptable.

Notons que le FN qui s’est singulièrement illustré par son absence de travail, a cependant su attraper la balle au bond et voter pour cette première délibération rétrograde du mandat servie sur un plateau par l’exécutif. En privilégiant les débats sur la stigmatisation des étrangers, la droite lui a offert plus de gages qu’il en attendait. Les propos honteux tenus sur les bénéficiaires de l’AME étaient révélateurs à cet égard du poids idéologique de l’extrême droite et de ses élus sur la politique de Valérie Pécresse.

La sécurité des Francilien-n-e-s est trop sérieuse pour servir une politique démagogique

Pour Fabien GUILLAUD BATAILLE (élu du Val-de-Marne), cette question méritait mieux que ce rapport qui multiplie le nombre de sujets, nécessite des moyens financiers immenses non calculés, fait fi des moyens humains et de la prévention et occulte volontairement que ceci ne relève pas des compétences régionales. S’il est nécessaire de répondre aux préoccupations des Francilien-ne-s en matière de sécurité, Fabien GUILLAUD BATAILLE a insisté sur le fait qu’elle reste une mission régalienne de l’État à laquelle la Région ne peut se substituer inconsidérément : Mme Pécresse est présidente de Région et non Ministre de l’intérieur !

C’est ce que notre groupe a choisi de démontrer tout au long d’une série d’amendements défendus par Sylvie FUCHS (élue de la Seine-et-Marne), Lamine CAMARA (élu de l’Essonne), de Taylan COSKUN (élu de la Seine-Saint-Denis) et de Jean-Michel RUIZ (élu du Val d’Oise) qui ont porté un projet alternatif en matière de sécurité basé sur la présence humaine, la prévention, le respect de l’autre et l’État comme maître d’œuvre.

Emploi : première révérence de Mme Pécresse au Medef !

Alors que pour Vanessa GHIATI (élue des Hauts-de-Seine), il est urgent de redynamiser le tissu économique francilien en tenant compte de la diversité de ses acteurs (PME, PMI, TPE, syndicats, associations, économie sociale et solidaire), la création d’un conseil des chefs d’entreprise confirme le choix de Valérie Pécresse de servir les intérêts des patrons du CAC 40.

A contrario, notre groupe, fidèle à la défense de l’emploi, par la voix de Céline MALAISÉ (présidente et élue de Paris), a interrogé Valérie Pécresse sur ce qu’elle compte faire concernant le plan de licenciement de 800 salariés d’Alstom en Île-de-France et a rappelé la nécessité d’une loi interdisant les licenciements boursiers.

Cerise sur le gâteau : au détour d’un rapport budgétaire anodin, Mme Pécresse a fixé ses orientations budgétaires en diminuant des secteurs aussi essentiels que l’aménagement, les transports, le logement… Or ni débat ni vote n’ont entériné un tel choix ! Le débat budgétaire organisé en avril prochain devrait confirmer les choix austéritaires, libéraux, sécuritaires et antisociaux que Mme Pécresse a déroulé tout au long de cette première séance.

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Pour nous, c’est définitivement non !

nousnecederonspas

Non au projet de déchéance de la nationalité, non à une démocratie sous état d’urgence, non à une réforme constitutionnelle imposée sans débat, en exploitant l’effroi légitime suscité par les attentats.

Nous n’acceptons pas la gouvernance de la peur, celle qui n’offre aucune sécurité mais qui assurément permet de violer nos principes les plus essentiels.

Notre rejet est absolu. Nous appelons tous ceux et celles qui partagent une autre idée de la France à le manifester.

Manifestation le samedi 30 janvier à Paris, à 14h30, place de la République

Collectif « Nous ne céderons pas ! »

Signez la pétition sur http://www.nousnecederonspas.org

 

VOEUX DU GROUPE FRONT DE GAUCHE AU CONSEIL RÉGIONAL D’ÎLE DE FRANCE

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