La lettre des élu-e-s Front de Gauche #5

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24 mars 2016

Édito de Céline MALAISÉ, présidente de groupe

Valérie Pécresse préside la Région depuis 100 jours et son bilan est déjà lourd pour les Francilien-ne-s.

Depuis 100 jours, elle a fait de la seule sécurité l’alpha et l’oméga de son discours sans qu’il ne soit suivi d’aucune mesure efficace.

Depuis 100 jours, elle a écrit un développement économique régional et pensé l’emploi des jeunes sous la dictée du Medef et des pouvoirs financiers.

Depuis 100 jours, elle a brisé le principe de solidarité entre les territoires et les habitants dans notre Région en supprimant la tarification sociale pour les bénéficiaires de l’AME dans les transports.

Depuis 100 jours, elle a dynamité les fondements du logement social pour tous et partout alors que 630 000 Francilien-ne-s sont demandeurs.

Et pourtant, depuis 100 jours, notre Région est restée la plus riche d’Europe tout en cessant de s’occuper des Francilien-ne-s les plus démuni-e-s. La concurrence des territoires régente désormais l’aménagement du territoire.

En définitive, depuis 100 jours, la logique du plus fort l’emporte. L’intérêt général est mis sous le tapis des intérêts particuliers. Valérie Pécresse met en musique des politiques au profit des plus riches et au détriment du plus grand nombre tout en amplifiant la politique d’austérité du gouvernement. La droite régionale rompt avec l’idée que la Région est une collectivité publique qui doit rendre service au public, à tous les Franciliens.

Depuis 100 jours, le groupe Front de Gauche est une opposition déterminée aux politiques de régression et le restera jusqu’à la fin du mandat.

Le projet de loi travail soutenu par Pécresse

Alors que, ce jeudi 17 mars, les jeunes refusant la précarité à vie étaient mobilisés, Céline MALAISÉ (élue PCF-75) a interrogé V.Pécresse sur la loi travail qui concerne près de 5 millions de salariés de notre Région. Disant vouloir mobiliser la Région pour l’emploi, Pécresse a décidé de ne pas remplacer les départs en retraite au siège de la Région et de ne pas renouveler les CDD, anticipant ainsi la loi El Khomri et faisant des précaires les 1ères victimes de sa politique d’austérité. Céline MALAISÉ a donc réaffirmé le soutien de notre groupe à ces mobilisations qui doivent aboutir à un retrait total du projet gouvernemental que Pécresse soutient en précisant qu’il ne faut pas céder à la rue.

Choc de régression et austérité !

Dans la foulée, Valérie Pécresse a engagé un « choc de simplification » qui brise l’ensemble des mécanismes de solidarité financière entre les territoires mis en place depuis 2011. En définitive, cette décision, requalifiée par Eric COQUEREL (élu PG-75) de choc de régression, amplifie les inégalités dans notre Région et privilégie les territoires les plus riches.

Quant aux orientations budgétaires présentées par la droite régionale pour 2016, elles mettent en musique l’ensemble des politiques de régression déjà à l’œuvre et annoncent celles qui vont suivre. Céline MALAISÉ, présidente de groupe (élue PCF-75), a interpellé V.Pécresse sur la nécessité de s’opposer à la baisse des dotations de l’Etat mise en œuvre par le gouvernement Valls. Cette politique d’austérité est renforcée par la droite régionale qui utilise ces moyens réduits pour ceux qui possèdent le plus et au détriment de la lutte contre les inégalités sociales et territoriales. Céline MALAISÉ a dénoncé les choix politiques de V.Pécresse qui lisent toutes les actions régionales à travers le coût financier et aucunement d’après le bénéfice social. Elle s’est en effet inquiété de la suppression de 120 millions € pour le fonctionnement qui va toucher de plein fouet le monde associatif et les collectivités territoriales les plus en difficulté.

Les « ghettos de riches » ont de beaux jours devant eux !

Dynamitage du logement social : Taylan COSKUN (élu PCF-93) a souligné le grave danger pour le logement social que représente la politique logement de la droite régionale. En mettant fin au financement du logement très social (PLAI) dans les communes qui en construisent et en dédouanant les maires des villes qui ne respectent pas la loi SRU, V.Pécresse renforce les injustices territoriales et les inégalités entre Francilien-ne-s pour l’accès à un logement digne. Elle paralyse ainsi l’accès au logement social alors qu’il y a 630 000 demandeurs, mais aussi tout le secteur du bâtiment qui est porteur de milliers d’emplois. Taylan COSKUN s’est inquiété du coup très dur porté à l’action des villes qui s’efforcent de répondre aux demandeurs de logements, les plus nombreux, dont les ressources sont largement insuffisantes pour accéder à des loyers supérieurs à ceux des PLAI. Il a souligné combien ces mesures dogmatiques de l’exécutif régional sur le logement très social stigmatisent les villes désignées comme des ghettos par la droite régionale. Il a rappelé combien le logement social est autrement plus divers loin de la caricature faite par la droite tout en rappelant notre attachement au logement social pour tous. Taylan COSKUN a enfin indiqué que, pour casser les « ghettos », il fallait d’abord s’en prendre aux ghettos de riches, ces territoires de l’entre-soi que défend la bourgeoisie et son personnel politique.

Soulignons que l’ensemble de ce dispositif dit « anti-ghettos » a été voté par le Front National qui s’est félicité que Valérie Pécresse reprenne ainsi ses propositions!

Des logements pour les femmes victimes de violences ! Clémentine AUTAIN (élue Ensemble-93) a salué l’existence du dispositif d’aide au logement des femmes victimes de violences conjugales mis en place par la précédente majorité de gauche, et a souligné la nécessité de le pérenniser. Deux amendements de notre groupe, présentés par Clémentine AUTAIN, et destinés à améliorer ce dispositif (jeunes femmes et formation des bailleurs sociaux), ont été votés à l’unanimité. Clémentine AUTAIN a également souligné, sur ces questions, la grande qualité du travail fourni par l’Observatoire régional des violences faites aux femmes et le Centre Hubertine Auclert, qui, malgré leur action indispensable, sont aujourd’hui menacées par l’exécutif régional qui veut diminuer de 30% leur budget.

N’hésitez d’ailleus pas à signer la pétition que le groupe Front de Gauche a lancé il y a une semaine et qui a déjà recueilli plus de 1500 signatures.

Des logements régionaux pour les profs ? V. Pécresse a proposé une mesure pour renforcer « l’attractivité du métier d’enseignant » en réservant pour certains enseignants une partie du contingent de logements sociaux régionaux à condition qu’ils restent cinq ans dans leurs établissements. Lamine CAMARA (élu PCF-91) a approuvé l’intention toutefois il a souligné que cette décision rompait l’égalité de traitement entre enseignants du primaire et du secondaire mais aussi entre ceux de collège et ceux de lycée et que ce dispositif ne s’adressait pas forcément aux jeunes enseignants. Il a souligné que ce n’était pas seulement le coût du loyer en IDF qui expliquait le moindre attrait pour ce métier mais surtout la perte de pouvoir d’achat et les conditions de travail dégradées.

Grand paris & territoires ruraux : L’aménagement pensé par la concurrence et non plus de la coopération des territoires

V.Pécresse a décidé de remplacer le dispositif aux maires bâtisseurs, déjà loin d’être satisfaisant, par une aide à l’aménagement de 100 quartiers écologiques et innovants, dispositif fourre-tout et flou sans référence au SDRIF (schéma directeur d’IDF) ou à la loi SRU. Ceci est extrêmement inquiétant quant à sa vision de l’aménagement et en dit long sur son absence de volonté de s’attaquer aux inégalités territoriales et sociales. Didier MIGNOT (élu PCF-93) a dénoncé la concurrence des territoires à l’opposé de la coopération que nous souhaitons. De la même façon, il a rappelé lors des débats sur le Grand Paris et la création d’une biennale de l’architecture que l’aménagement du territoire, compétence fondamentale de notre institution, ne pouvait se construire par le seul biais d’appels à projets. Cette question revient aux pouvoirs publics et à la Région en particulier qui doit jouer son rôle de stratège et de planificateur.

Par ailleurs, Valérie Pécresse parle d’une priorité pour les territoires ruraux en présentant un « pacte rural », véritable liste à la Prévert, s’apparentant plus à un tract qu’à une vision pertinente du territoire. Aux questions de Jean-Michel RUIZ (élu PCF-95) sur le développement des services publics, la défense des terres agricoles (arrêt du projet Europacity), l’amélioration des transports en particulier ferrés, les réponses de l’exécutif sont restées trop floues pour être prises au sérieux. A cela s’ajoutent des mesures dangereuses comme l’arrêt des financements au travers des taxations des parkings des commerces et des entreprises ou la généralisation de la vidéo-surveillance. Jean-Michel RUIZ a rappelé que les territoires ruraux méritent un vrai projet de développement.

La recherche sous l’ombre des intérêts privés

Sur l’Enseignement supérieur et la Recherche, Sylvie FUCHS (élue PCF-77) est intervenue concernant le renouvellement du Conseil Scientifique Régional (CSR) et au sujet du prolongement du dispositif des Domaines d’Intérêt Majeur (DIM). Sylvie Fuchs a rappelé les fondements de ces dispositifs mis en place par la majorité précédente qui visait à mettre davantage la Région à l’écoute de la communauté universitaire et scientifique, mieux répondre à ses besoins, et à ceux des étudiants. Ceci avec la préoccupation première du respect absolu de l’indépendance et de l’autonomie de la recherche, et le soutien à un service public mis à mal depuis une dizaine d’années par les politiques austéritaires des gouvernements successifs. Le risque est grand que les DIM et la composition du CSR soient modifiées au profit de l’introduction d’intérêts liés à l’industrie privée. Sylvie FUCHS a présenté deux amendements pour contrer cela et pour réclamer le respect du principe de parité femmes-hommes dans le CSR

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VENEZ EN PARLER POUR RÉAGIR !

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE

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Sauvons le Centre Hubertine Auclert et l’Observatoire régional des violences faites aux femmes !

Pour le budget de 2016 voté en avril, Valérie Pécresse a la volonté de réduire de 30% le budget du centre Hubertine Auclert, centre de ressources pour l’égalité femmes-hommes en Ile-de-France. On est bien au delà des 10% de diminution annoncés pour les organismes associés de la Région.

Immédiatement, cette réduction drastique met en danger le centre. C’est incompréhensible. Depuis 2009, il est pourtant devenu un partenaire incontournable pour la défense des droits des femmes. C’est d’autant plus incompréhensible que l’observatoire des violences faites aux femmes qui lui est rattaché est lui aussi mis en danger. Comment comprendre une telle décision alors que Valérie Pécresse va faire voter à la fin de la semaine une délibération pour doubler les logements régionaux réservés aux femmes victimes de violence ? Doit-on y lire une pression de la part des élus de la majorité proche de la Manif pour tous ?

Il est impossible pour la Région de nier le rôle de référence du centre francilien de ressources pour l’égalité femmes-hommes alors qu’il est reconnu par de nombreuses collectivités (conseils départementaux, villes, EPCI) mais aussi par l’ONU-Femmes ou encore par des organisations associatives et syndicales. La diversité de ses actions, la qualité de ses enquêtes menées, l’expertise dont il est garant, sa capacité à fédérer différents actrices et acteurs ne sont plus à prouver. C’est un organisme dont le rôle est indispensable à notre Région.

Diminuer d’un tiers le budget du Centre Hubertine Auclert reviendrait à détruire une structure sans tenir compte de la réalité des violences subies par les femmes et des attaques nombreuses contre l’égalité femmes hommes. Une telle décision serait vécue, à juste titre, comme une véritable régression alors que Valérie Pécresse en nommant une déléguée spéciale à l’égalité femmes hommes affiche une volonté de dépasser les clivages politiques pour faire avancer la question.

Le groupe Front de Gauche de la région Île-de-France refuse que le Centre Hubertine Auclert subisse une telle réduction budgétaire et fasse les frais de la politique d’austérité voulue par la droite régionale.

Nous alertons l’ensemble des actrices et acteurs à se mobiliser au plus vite pour que Valérie Pécresse revienne sur sa décision afin que le Centre dispose à nouveau des moyens financiers et humains nécessaires pour mener à bien les missions qui lui ont été confiées.

En trois jours, nous avons réuni plus de 1000 signataires, nous vous invitons à signer et à diffuser largement la pétition suivante :

https://www.change.org/p/groupe-front-de-gauche-conseil-r%C3%A9gional-idf-sauvons-le-centre-hubertine-auclert-l-observatoire-des-violences-faites-aux-femmes-idf?recruiter=497277464&utm_source=share_petition&utm_medium=copylink

La lettre des élu-e-s Front de Gauche #4 Conseil régional d’Île-de-France

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2 mars 2016

Édito de Céline MALAISÉ, présidente du groupe

Nous avons eu la preuve avec cette séance que la mise en application d’un temps de débat limité assèche la vie démocratique, le réduit à des formules à l’emporte-pièce, empêche la présentation d’amendements et par conséquent rend impossible l’évolution du débat. Tout est ainsi verrouillé par la Présidente. Malgré ces nouvelles règles, notre groupe a continué à combattre projet contre-projet, le programme que Mme Pécresse déroule avec constance depuis qu’elle a pris les commandes de la Région.

Pérennité du financement du Pass navigo : de réelles inquiétudes

Concernant le Pass Navigo, Fabien GUILLAUD-BATAILLE (élu PCF du Val-de-Marne) a interpellé Valérie Pécresse. Il a souligné nos doutes et nos inquiétudes quant à l’accord passé entre cette dernière et Manuel Valls qui ne garantit en rien la pérennité du financement de la zone unique à son tarif actuel. Il a souligné notre opposition à mettre davantage les départements en difficulté en réorientant leur part de CVAE (ancienne taxe professionnelle) vers la Région pour ce financement. Il a également mis en garde Valérie Pécresse sur un éventuel recours à de nouvelles hausses des tarifs pour les usagers en 2017 : une hausse impossible pour notre groupe d’autant plus dans un contexte d’austérité et de précarité généralisée.

Un pas supplémentaire vers plus de précarité pour les jeunes et les salarié-e-s !

Alors que Valérie Pécresse prétend faire des stages une « nouvelle solution » à l’emploi des jeunes, Céline MALAISÉ (élue PCF de Paris) lui a rappelé qu’ils sont encore, et surtout, la salle d’attente du marché du travail. Elle a souligné qu’un stage n’équivaut pas à un emploi salarié, contrairement à ce que semble croire Valérie Pécresse. Les stages restent un des symboles de la précarité et de l’absence de confiance de notre société en sa jeunesse. Céline MALAISÉ a insisté sur la nécessité de faire des stages un aspect à part entière de la formation et de garantir un encadrement clair aux jeunes stagiaires afin d’éviter les abus qui sont toujours nombreux. Elle a ainsi proposé la tenue d’une conférence régionale pour l’emploi des jeunes, où serait abordée notamment la lutte contre les discriminations pour les stages et l’emploi des jeunes. Une proposition que la majorité régionale n’a évidemment pas souhaité retenir.

Goodyear-1Concernant la « cellule de veille pour la sauvegarde de l’emploi » présentée par l’exécutif régional, Vanessa GHIATI (élue PCF des Hauts-de-Seine) a souligné que ce projet se situait à des années lumières de la réalité des salariés concernés par les plans sociaux : aucune possibilité de faire prévaloir leurs intérêts, aucun moyen de porter des contre expertises et des projets alternatifs visant au maintien de l’activités et de l’emploi. Elle a également déploré l’absence d’engagement de la majorité régionale pour contrôler les fonds publics en empêcher leur versement aux entreprises qui licencient. Dans le cadre de ce débat, notre groupe a choisi, d’illustrer les propos de l’intervention de Vanessa GHIATI, en portant un tee-shirt de soutien aux huit condamnés de Good Year.
Quant à la question de l’apprentissage, Michel JALLAMION (élu République & socialisme de Paris) a vivement dénoncé l’aspect libéral des propositions de Mme Pécresse renforçant les inégalités sociales ainsi que les discriminations subies par les jeunes des quartiers populaires. Il a fait entrer le réel de l’apprentissage dans l’hémicycle débat en rappelant qu’il est loin d’être un ascenseur social ou un outil d’intégration professionnelle adéquat. Ce que propose la majorité régionale est de constituer un marché des compétences individuelles, une concurrence entre établissements de formation pour ainsi ne répondre qu’aux seuls besoins immédiats des entreprises. Ainsi, notre groupe a dénoncé un traitement identique des apprentis et des salariés quel que soit leur parcours, expérience, âge, d’une valorisation des CFA d’université ou de grandes entreprises entraînant une hyper-sélection inaccessible aux bacs professionnels, grands oubliés de ce rapport ainsi que la résistance à la féminisation des apprentissages…

Vers une régionalisation à marche forcée des politiques publiques

Pour Éric COQUEREL (élu PG de Paris), s’il est important, dans un contexte de baisse générale des dotations publiques, de trouver des marges de manœuvre au sein du cadre très contraignant fixé par l’UE, cela ne peut en aucun cas se faire dans une logique d’Europe des régions que notre groupe ne cautionne pas. Ces choix vont à l’encontre des principes d’égalité républicaine et territoriale que nous défendons. L’Île-de-France est la région la plus riche de France et doit dès lors rester dans une logique de solidarité nationale. Néanmoins, il est revenu sur l’impérieuse nécessité d’être attentifs à certains secteurs en danger (les associations et les TPE/PME) pour qui l’accès aux fonds européens est impossible compte tenu de la complexité des dossiers faisant appel à une ingénierie très spécifique.
Régionalisation de l’ensemble de la politique économique, d’emploi et de formation, volonté de préemption par la Région de Pôle emploi : Jean-Michel RUIZ (élu PCF du Val-d’Oise) a souligné les dangers de cette volonté de régionalisation à tout prix mettant à mal l’unité et l’égalité des services publics sur le territoire national. Concernant Pôle emploi, il a rappelé l’absence de consultation des syndicats sur le sujet, et affirmé qu’il ne pouvait y avoir de morcellement de ce service public, qui doit par essence être identique pour tous les usagers, sur tout le territoire national. Il également exprimé son inquiétude quant aux risques d’une progressive privatisation de Pôle emploi, évoquée parmi les rangs de la droite.

Démantèlement de l’OPIEVOY : à quel prix pour les locataires ?

Taylan COSKUN (élu PCF de Seine-Saint-Denis) est intervenu sur la question du démantèlement de l’OPIEVOY, 1er bailleur social d’Île-de-France. Il a ainsi rappelé que ce démantèlement aura des conséquences graves sur le quotidien des locataires qui seront contraints de quitter leur logement devenu trop cher ; ou de subir les principes de la vente à la découpe dont on connaît les effets désastreux. C’est la raison pour laquelle il a, d’abord, demandé à ce que la Région aborde cette question en termes de rééquilibrage Est/Ouest et en termes de besoins de construction de logements dans notre Région. Il a, ensuite, insisté pour que le devenir de l’OPIEVOY fasse l’objet d’une table ronde réunissant l’ensemble des acteurs (État, région, départements, maires concernés et organisations représentatives des locataires et des salarié-e-s) avant que toute décision définitive ne soit prise. Oralement, Valérie Pécresse a soutenu cette proposition sans, toutefois, vouloir en prendre l’initiative. La décision est, donc, maintenant entre les mains de l’État et de la nouvelle ministre du logement Emmanuelle Cosse.

Chrétiens d’Orient : opération de lobbying et confusion des genres !

Avec l’aval de Mme Pécresse et au mépris des millions de réfugiés, déplacés et apatrides, le débat sur les actions en faveur des populations victimes des violences ethniques et religieuses au Proche-Orient a été entaché par une opération de lobbying rondement mené. Sylvie FUCHS (élue PCF de Seine-et-Marne) a mis en garde puis dénoncé cette pratique de confusion des genres. Sur le fond, elle a réitéré le soutien de notre groupe à l’ensemble des populations victimes sans exclusive ou priorité notamment religieuse. C’est cela qui qui doit fonder toute action de coopération internationale d’une collectivité publique appliquant ainsi les principes républicains comme celui de la neutralité en matière de religion inhérent au principe de laïcité. Elle a réaffirmé notre attachement sans faille au droit d’asile et au principe de solidarité. Notre groupe, dans la perspective d’une solution de paix durable au Proche-Orient, a soulevé la nécessité de prendre en compte la population kurde qui porte, les armes à la main contre Daesh, un projet politique démocratique, égalitaire et laïque.

Sur la question du handicap
Clémentine AUTAIN (élue Ensemble! de Seine-Saint-Denis) a reconnu que l’intégration professionnelle des personnes en situation de handicap est un enjeu dont notre collectivité doit se saisir et sur lequel elle doit se montrer exemplaire, notamment dans les lycées. Néanmoins, elle a insisté sur le fait que cela ne pouvait en aucun se faire sans un travail de fond avec les partenaires, en particulier, les partenaires associatifs, grands absents de ce texte. De la même manière elle a tenu à rappeler que « Le handicap est vécu différemment selon le lieu où l’on habite, et selon les ressources dont on dispose »

Sur la question des ressources humaines

Michel JALLAMION (élu République & socialisme de Paris) a dénoncé les mesures proposées par l’exécutif visant à une baisse du pouvoir d’achat des agents de catégories B et A de la Région alors qu’ils voient leur point d’indice gelé depuis 2010, ce qui représente une baisse de salaire de 14 % compte tenu de l’inflation. Il a aussi rappelé l’engagement de campagne de Mme Pécresse du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux à la région qui, s’il était mis en œuvre, outre le fait de donner une charge de travail supplémentaire à des services déjà débordés, priverait les salarié-e-s régionaux-ales d’une perspective d’évolution de carrière et d’avancement.

Sur la question du cumul des fonctions, Didier MIGNOT (élu PCF de Seine-Saint-Denis) a tenu à souligner que la présidence de la SAERP (Société d’aménagement et d’équipement de la région parisienne), organisme régional aujourd’hui ne doit pas faire l’objet d’une indemnité. Et ce d’autant moins que l’actuel président, Laurent LAFON, choisi par Mme le Président est déjà maire de Vincennes et vice-président de la métropole du Grand Paris, mandat et fonction pour lesquels il touche déjà une indemnité. Il a par ailleurs rappelé qu’en mars 2012, l’opposition régionale s’opposait à une augmentation de cette indemnité, montant reconduit tel quel maintenant qu’elle est majoritaire.

Rallumons l’étincelle du Front de Gauche

APPEL :

« Nous, militantes et militants des organisations qui composent le Front de Gauche, nous, citoyennes et citoyens engagés dans ce rassemblement d’un nouveau genre que nous avons patiemment construit depuis près de huit années, nous n’acceptons pas de voir réduit à néant ce qui constitue encore pour des millions de gens un peu de l’espoir qui a déserté la gauche et la politique.

Scrutin après scrutin, lutte après lutte, nous avons progressivement construit les bases d’une nouvelle gauche, courageuse, antilibérale, innovante, écologiste et défendant les libertés. Nous avons réussi à construire entre nous du commun, une culture, des pratiques. Ensemble, nous nous sommes donnés des élu-e-s. Nous avons conservé ou conquis des positions dans des villes, des départements et des régions. Nous avons surtout ranimé une flamme, et redonné enfin un prolongement politique à l’espoir d’un autre monde possible. Nous n’oublions pas ce qui s’est levé, de La Bastille au Prado : ensemble, nous sommes une force.

Mais à l’approche d’un moment politique essentiel pour notre pays, c’est la désunion qui prend une fois de plus le dessus. Après des mois d’atermoiements et d’hésitations, le Front de Gauche risque de périr des divisions stratégiques et des compétitions de personnes ou d’organisations. Nous ne nous résignons pas à cette situation qui réduirait tous nos efforts à néant. Le Front de Gauche doit vivre et se transformer pour devenir le moteur d’un large rassemblement, une grande force populaire et citoyenne, capable de bousculer un jeu politique désespérant et de redonner un sens à l’idée de gauche.

Nous appelons les organisations du Front de Gauche et leurs directions à réagir pour lancer le mouvement. Dans tout le pays, tenons des assemblées citoyennes auxquelles nous inviterons toutes celles et tous ceux qui ont pris part aux combats du Front de Gauche, ou qui veulent les rejoindre. Exprimons partout avec force notre volonté de dépasser ce qui nous divise pour affronter tous ensemble les échéances à venir. Vite, faisons-nous entendre ! »

Lancé par des militantes et militants du Front de Gauche, cet appel est ouvert à toutes celles et tous ceux qui veulent continuer de porter l’espoir d’une alternative antilibérale, démocratique, écologique, de défense des libertés et de la paix.

Pour signer l’appel : cliquer sur le lien ci-après

http://www.lefrontdegauche.fr/

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