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ÉDITO / MOYENS POUR LES LYCÉES PUBLICS : AVEC PÉCRESSE LE NIVEAU BAISSE
Voici un compte rendu des interventions des élu-e-s du groupe FdG lors de la séance des 19 & 20 mai 2016. Mme Pécresse s’est, cette fois-ci, attaquée aux lycées publics, avec pas moins de 9 textes. A la cure d’austérité déjà perceptible dans les lycées avec la non-reconduction de contrats aidés par la Région, comme à Sevran, Villepinte, Montreuil où les personnels sont largement mobilisés avec notre soutien actif, va s’ajouter une charge en règle contre le service public d’éducation.

Autonomie des lycées : 1er pas vers la régionalisation de l’éducation ? Le groupe FDG s’est attaqué à un sujet cher à Mme Pécresse : l’autonomie qu’elle souhaite, après l’avoir appliquée aux universités, ouvrir aux lycées créant ainsi une véritable inégalité de traitement des établissements. Avec ce rapport,
c’est un avant-goût amer de ce que la droite
libérale souhaite
mettre en œuvre
pour l’éducation
si elle accède au pouvoir en 2017 qui est ici donné à voir.

Les Partenariats Publics Privés (PPP) : nouvel el dorado régional ! Le Plan Pluriannuel d’investissement que Mme Pécresse veut redéfinir n’est en réalité qu’une déclaration d’intention vide; seul un projet étant inscrit quand des dizaines devraient être répertoriés et hiérarchisés en fonction, entre autre des urgences démographiques, et formulés en concertation avec l’en- semble des équipes éducatives et professionnelles, les élèves, les parents d’élèves, les collectivités locales, les rectorats. C’est aussi l’occasion pour Mme Pécresse de valider le recours aux Partenariats public privé que j’ai très largement critiqué compte tenu du coût à long terme pour le contribuable, de notre refus de laisser ce patrimoine public aux seules mains du BTP.
Céline MALAISÉ, présidente de groupe.
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DES AIDES AU PRIVÉ SUR LE DOS DU PUBLIC / Le groupe FdG a dénoncé les aides sociales facultatives comme la gratuité des manuels scolaires ou la tarification sociale des cantines aux lycées privés en ponction- nant le budget des lycées publics. Alors que l’exécutif précédent s’était cantonné au minimum réglementaire, Mme Pécresse justifie ce choix par la garantie de la “liberté scolaire” et la “justice sociale”. Or seule l’école publique est laïque, gratuite et garantit une scolarité obligatoire en accueillant l’ensemble des élèves sans exclusion. Les in- égalités augmenteront bien plus encore par le fait que les établissements privés génèrent de véritables discriminations sociales et une stratégie d’évitement social pour beaucoup de parents. C’est, à nos yeux, un affront à nos principes républicains

QUESTION D’ACTU / Éric COQUEREL (élu PG-75) a interrogé Mme Pécresse sur l’expulsion des migrants qu’elle a commandité le 4 mai dernier alors qu’ils occupaient le lycée Jean-Jaurès (Paris 19e) désaffecté depuis plusieurs an- nées. Ne répondant pas sur le fond, elle a réaffirmé la priorité donnée au respect du droit de propriété et, étonnamment, admis la bonne préservation des locaux pendant l’occupation. La question de l’accueil des migrants reste néanmoins essentielle et nous souhaitons que les propriétés régionales quand elles sont en capacité de les intégrer le fassent (lycées, îles de loisirs…).

FACE AU TERRORISME, L’ÉDUCATION DOIT PRIVILÉGIER LA RAISON / Mme Pécresse veut organiser un cycle de conférences dans les lycées avec des “grands témoins victimes du terrorisme”. Loin de considérer que “l’émotion des témoignages serait un garde-fou permettant de lutter contre la radicalisation”, Céline MALAISÉ (élue PCF-75) a rappelé que “pour que le témoignage donne sa pleine mesure, il doit être accompagné d’un appareil critique, d’un volet permettant de le situer dans le temps long. C’est le rôle des pédagogues et des chercheurs en sciences sociales”. Notre amendement visant à intégrer les équipes éducatives, les chercheurs et les élèves dans le processus d’élaboration a d’ailleurs été accepté.

DÉCROCHAGE SCOLAIRE / Jean Michel RUIZ (élu PCF -95) a réaffirmé l’attachement de notre groupe au travail élaboré lors du mandat précédent avec l’ensemble des acteurs de la lutte contre le décrochage et de la prévention du décrochage. Ces assises régionales avaient contribué à façonner une politique régionale sur la question spécifique du décrochage scolaire au plus près des besoins en s’équipant d’outils et de perspectives de qualité. Rien ici de tel. Au contraire les budgets baissent drastiquement, certaines missions sont renvoyées au privé, l’approche classique mettant de côté les arts et la culture.

RETOUR DES BOURSES AU MÉRITE / Sylvie FUCHS (élue PCF-77) est intervenue sur un rapport de l’exécutif prétendant “relancer l’ascenseur social”, en finançant notamment les bourses au mérite, et les “cordées de la réussite”, deux mesures créées par la droite et supposées valoriser “l’excellence républicaine”. Elle a dénoncé l’hypocrisie de ces mesures en rappelant le bilan calamiteux des dix années au cours desquelles la droite a détruit le service public d’enseignement (suppressions de postes, mise en faillite des universités, dégradation des conditions d’études…) une politique qui n’a fait qu’aggraver les inégalités sociales dans tout le système d’enseignement.

DROGUES & LYCÉES : TESTS SALIVAIRES & ANALYSES DES EAUX USÉES ! / Mme Pécresse a choisi de développer une vision stigmatisante des lycéen-ne-s avec un texte sur les addictions qui traite un problème de santé publique sous un angle purement sécuritaire et répressif. Sans oublier que les tests salivaires que la droite régionale crée posent un véritable problème de légalité. Fabien GUILLAUD-BATAILLE (élu PCF-94) a vivement critiqué ces logiques de surveillance-répression mettant de côté la prévention et pointé l’erreur de l’exécutif à se désintéresser d’une compréhension des causes sociales des consommations de drogue et des addictions.

LYCÉES : OPÉRATIONS « PORTES OUVERTES » AUX ENTREPRISES / Vanessa GHIATI (élue PCF-92) a dénoncé “l’ouverture des lycées sur le monde de l’entreprise” et souligné la vision dogmatique de l’économie et de la formation présente dans ce rapport, et son caractère idéologique, contraire à l’universalisme de l’école publique. Elle a rappelé les priorités pour améliorer l’orientation des jeunes et lutter contre les inégalités sociales: travailler à des outils d’information accessibles, ouvrant sur l’ensemble des choix professionnels possibles, apporter aux jeunes les clés de compréhension du monde, et pas seulement celui du monde du travail réduit à “l’entreprise”.

CARTE DES FORMATIONS / Michel JALLAMION (élu R&S-75) a relevé les nombreux problèmes que soulève ce rapport. Il a contesté le présupposé que la « main invisible du marché », chère aux libéraux, pouvait faire correspondre par miracle l’attirance des jeunes pour une formation et la nécessité économique de cette demande. Il a souligné l’insuffisante volonté de l’exécutif régional pour répondre au manque de places de formation et regretté que rien ne soit fait pour lutter contre l’effet de plafond de verre que constituent les bacs pro pour de nombreux jeunes.

COMMISSION D’ÉTHIQUE : LA COMMUNICATION A DEFAUT D’EFFICACITÉ / Pour Clémentine AUTAIN (élue Ensemble-93), ce qui devrait nous préoccuper c’est le mécontentement et l’écœurement croissants que ressentent de plus en plus de nos concitoyens. Or, l’installation de cette commission éthique n’est qu’un empilement de bonnes intentions et une simple opération de communication. Elle a réaffirmé notre attachement à la lutte contre le cumul des mandats, qui entre autre chose, permet de favoriser le renouvellement de la représentation politique, mais qui est totalement absent du texte.

QUALITÉ DE L’AIR : VALÉRIE PÉCRESSE ÉTOUFFE LA DÉMOCRATIE / Alors que la majorité régionale avait voté la création d’une commission d’éthique, quelques minutes plus tard elle refusait la discussion d’une “niche” d’EELV sur la pollution de l’air. Non content que ce thème soit choisi à quelques semaines de la pro- chaine séance plénière que Mme Pécresse a choisi de consacrer à la question environnementale, l’exécutif actuel a déposé une motion de renvoi qui fleure bon le déni de démocratie, au mépris du règlement intérieur ; procédé que Didier MIGNOT (élu PCF-93) a vivement critiqué.

La Fête de la Dette 2016

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La Fête de la Dette, c’est samedi 28 mai 2016 au Centquatre. Cette fête, au profit du Secours Populaire, est l’occasion de parler économie et sociologie dans la bonne humeur, aux côtés de spécialistes de la dette et du chanteur Renaud !

La Fête de la Dette, c’est quoi ? Un évènement qui souhaite aborder le problème de la dette autrement. Samedi 28 mai 2016, économistes, sociologues, psychologues et journalistes remettent les pendules à l’heure pour vivre la dette personnelle différemment et la dette collective avec humour et lucidité !

Pendant 1h30, les économistes Thomas Piketty, Eric Toussaint, Gaël Giraud, Suzan Georges nous expliqueront leur point de vue sur la dette publique comme privée, pour nous déculpabiliser et en finir avec la peur de la dette. Clou du spectacle, Eric Antoine viendra faire disparaitre la dette en direct !

Puis, un grand BAL comme seul le 104 (5 rue Curial 75019 Paris) sait les faire nous attend, au profit du Secours Populaire. Dans un décor de guinguette avec lampions, ballons multicolores, guirlandes, on danse sur des musiques ambiance guinguette, avec la participation spéciale de Renaud… Venez faire sa Fête à la dette !

Considérée comme un évènement qui se veut à la fois ludique, éducatif et solidaire, la Fête de la Dette reverse tous les bénéfices de la soirée au Secours Populaire. Ainsi, en 2014, la Fête de la Dette a réussi à collecter 13 000 euros pour le Secours Populaire.

En savoir plus sur http://www.fetedeladette.com

 

MLV DEBOUT

Communiqué des député-e-s du Front de Gauche

Projet de loi Travail: un seul objectif, le retrait du texte !

En décidant de recourir ce mardi à l’article 49, alinéa 3 de la Constitution sur le projet de loi dit « Travail », le Gouvernement a bafoué les droits les plus élémentaires du Parlement, privant la représentation nationale et le peuple d’un débat public qui s’impose sur ce texte essentiel pour nos concitoyens.

Depuis cette annonce, et pour permettre d’obtenir le rejet de ce projet de loi, nous avons travaillé à l’élaboration d’une motion de censure progressiste, réunissant députés du Front de gauche et ultramarins membres de notre groupe parlementaire, ainsi que des députés des groupes écologistes, radicaux et socialistes.

Les règles fixées par la Constitution prévoient qu’une motion de censure ne peut être déposée que si elle réunit la signature de 58 députés. Au terme du délai de 24 heures, nous avons réuni 56 signatures. Cette motion de censure ne pourra donc pas être débattue demain en séance publique, ce que nous regrettons.

En conséquence, et pour tout mettre en œuvre pour faire tomber ce funeste projet de loi et censurer le Gouvernement, nous prendrons nos responsabilités en votant la seule motion de censure qui sera examinée ce jeudi.

Continuons la mobilisation dans la rue et au Parlement pour obtenir le retrait de ce texte rétrograde !

Paris le 11 mai 2016

49-3

Paris le 10 mai 2016, 19h

L’examen par l’Assemblée nationale de la loi travail vient de prendre brusquement fin : Manuel VALLS a décidé d’utiliser l’article 49 alinéa 3 de la constitution pour engager la confiance du gouvernement sur le texte. C’est à dire qu’il sera adopté sans vote. Quel nouveau déni de démocratie, quel coup de poignard dans les valeurs de gauche.
Nous sommes actuellement en réunion avec de nombreux députés de gauche, écologistes, frondeurs afin de déposer une motion de censure de gauche d’ici demain. Elles sera déposée, c’est sur et nous allons tout mettre en œuvre pour qu’elle soit signée par 58 députés afin d’être validée.
Le vote de la motion de censure aura lieu jeudi après-midi mais l’histoire, dans tous les cas, ne s’arrêtera pas là. Le texte va partir au Sénat puis revenir à l’Assemblée. La mobilisation doit être au niveau du coup de force du gouvernement car l’objectif reste, plus que jamais, le retrait du texte. Et c’est la mobilisation populaire, des salariés, des jeunes qui peut et doit l’imposer. le CPE a été retiré alors que la loi était votée. Vous pouvez-compter sur les députés du Front de gauche pour mettre tout leur poids dans cette bataille.
Bien à vous.

Gaby Charroux, député du groupe Gauche démocrate et républicaine

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