Le MEDEF ne doit pas faire la loi ! Mobilisons nous le 9 avril !

L’accord MEDEF, c’est la précarité pour tous !

L’Accord National Interprofessionnel qui est débattu en ce moment à l’Assemblée Nationale pour être transposé dans la loi est une régression sociale. Il « sécurise » les intérêts des employeurs et de leur droit de licencier plus facilement. Il réintroduit les accords « compétitivité emplois » défendus par Nicolas Sarkozy : un «accord de maintien dans l’emploi» signé par des syndicats donnerait le droit au patron d’une entreprise d’exiger des salariés qu’ils baissent leurs salaires et/ou travaillent plus longtemps, en échange d’une vague promesse de ne pas supprimer d’emplois. Un salarié ne pourrait plus s’y opposer et pourrait être licencié sans possibilité de saisir les prud’hommes.

Une politique alternative est possible

Contrairement à ce que répètent Laurence Parisot, la patronne du MEDEF et le gouvernement Ayrault, le problème, ce n’est pas le coût du travail, c’est le coût du capital et la domination de la finance.
Le Front de gauche porte d’autres propositions pour défendre l’emploi, combattre la précarité, répartir le travail et faire reculer le chômage :
Le CDI à plein temps comme norme du travail en limitant les CDD à 5% par entreprise, à 10% pour les entreprises de moins de 50 salariés.
L’interdiction des licenciements et les suppressions d’emplois dans les entreprises en bonne santé financière. Le droit de veto suspensif pour les syndicats pour examiner les alternatives possibles, et un droit de préemption des salariés pour reprendre la production sous des formes coopératives ou d’économie sociale.
A l’opposée de la précarité généralisée le Front de Gauche défend une véritable Sécurité Sociale Professionnelle qui garantisse une continuité des droits et des revenus des salariés. Nous voulons « L’Humain d’abord » !

Une autre politique à gauche est possible.

Le Front de Gauche s’adresse pour cela à toutes celles et tous ceux qui, souhaitent une politique en rupture avec la financiarisation de la société et le productivisme.
L’alternative à l’austérité, c’est possible !

Les députés de gauche ne doivent pas voter l’ANI !

Les parlementaires du Front de Gauche à l’Assemblée nationale et au Sénat ont engagé une bataille sans concession pour empêcher cette régression.
Le Front de gauche appelle à se mobiliser massivement dans les jours à venir. Il interpelle solennellement les parlementaires PS, EELV et leurs alliés pour qu’ils ne retranscrivent pas ce texte en loi : ils n’ont pas été élus en juin dernier pour faire la politique du Medef ! Qu’ils n’écoutent pas ceux qui contestent la primauté du parlement : c’est à eux qu’il appartient de faire la loi. Pas au Medef !

Tous les citoyens doivent se mobiliser et manifester avec les organisations syndicales le 9 avril partout en France.

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LE MEDEF NE FERA PAS LA LOI

SÉCURISER L’EMPLOI, PAS LE PATRONAT!

Pas de transcription dans la loi de l’accord du 11 janvier 2013.

Le conseil des ministres du 6 mars examinera le projet de loi qui transcrit fidèlement l’accord dit de « sécurisation de l’emploi », initié largement par le MEDEF. Ce texte, minoritaire signé par des organisations représentant seulement 38% des salariés est une régression sociale inédite : temps partiel ajustable, expérimentation du CDI intermittent, mobilité forcée et modulation du salaire et du temps de travail quand il y a des difficultés dans l’entreprise. C’est le retour des accords « compétitivité emploi » de Sarkozy ! Les parlementaires s’apprêtent donc à légiférer à partir d’un projet de loi qui satisfait le patronat et pour cause : il facilite les possibilités pour les grands groupes de rendre l’emploi toujours plus flexible et précaire. Le chantage de la direction de Renault sur les salariés avec l’accord de compétitivité anticipe ce que serait cet accord.

Pour les parlementaires du Front de gauche, cet accord minoritaire du 11 janvier ne peut pas être imposé à la représentation nationale.

Le parlement n’est pas une chambre d’enregistrement!

Cet accord n’est pas acceptable car totalement déséquilibré en faveur du patronat qui trouverait là le moyen de casser le code du travail et les acquis sociaux. D’autant que les députés, élus par le peuple sont là pour écrire la loi pour l’ensemble des salariés et pour l’intérêt général. La volonté du gouvernement de transcrire cet accord minoritaire en loi en interdisant à la représentation nationale de l’amender constituerait un véritable recul démocratique et une inversion des normes. Pour nous la loi doit rester supérieure au contrat.

La gauche a vocation à défendre les intérêts des salariés pas à casser le code du travail.

C’est pourquoi nous appelons tous les parlementaires de gauche à refuser cet accord. Les députés de gauche, majoritaires au parlement, n’ont pas été élus pour adopter « la feuille de route » du MEDEF et de la Droite. Ils ne doivent pas retranscrire cet accord « minoritaire » en loi. Les grands groupes financiers, les actionnaires font le choix du profit en sacrifiant des centaines de milliers d’emplois industriels. C’est le capital qui est un coût pour l’économie, pas le travail.

Il est urgent, au contraire, de légiférer pour assurer une véritable sécurité d’emploi et de formation; donner aux comités d’entreprise un droit de veto pour s’opposer aux plans de licenciements et faire examiner et financer des plans alternatifs. Ces mesures seraient complétées par des lois contre les licenciements boursiers et permettant un droit de reprise aux salarié-es. Il est nécessaire d’élargir au maximum d’entreprises la présence et les droits de représentant-e-s des salariés-es dans les conseils d’administration qui puissent débattre des choix stratégiques de l’entreprise et prendre les mesures indispensables pour l’égalité femmes-hommes notamment en matière de salaires.

Ce sont les propositions que les parlementaires du Front de Gauche porteront à l’Assemblée et au Sénat pour faire prévaloir auprès des autres députés de gauche et écologistes une autre logique que ce projet qui précarise toujours plus l’ensemble du monde du travail.

Le 5 mars, à l’appel de la CGT, FO, la FSU et Solidaires, les salariés se mobilisent pour refuser cette régression sociale. Le Front de Gauche appelle à soutenir massivement cette initiative et à participer massivement aux manifestations qui auront lieu. 

Signez massivement l’appel unitaire « un ani qui vous veut du mal »

http://www.france.attac.org/petition/un-ani-qui-nous-veut-du-mal

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