Conseil Général de Seine-Saint-Denis : Un budget alternatif est possible !

Le projet de budget 2013 proposé par les élus socialistes avec lesquels nous partageons la majorité du Conseil général est à ce jour un budget d’austérité : 35 millions de coupes sur les différents secteurs d’un côté, et de l’autre, une augmentation de 7,5 points sur les impôts fonciers. S’ajoutent à cela des augmentations pour les habitants (carte améthyste, cantines, etc.) Autrement dit, on va demander aux habitants de la Seine Saint-Denis de débourser beaucoup plus pour encore moins de services publics rendus !

Depuis des semaines, notre groupe Front de Gauche tente de les convaincre de revenir sur ces choix budgétaires qui auraient de lourdes conséquences pour la population. D’autant que depuis 4 ans, les impôts ont augmenté de plus de 20% et des coupes ont déjà touché durement le budget départemental. Les quelques avancées que nous avons pu obtenir ces derniers jours restent bien insuffisantes. C’est pourquoi notre groupe élabore en ce moment un budget alternatif qui prend en compte les véritables besoins de nos concitoyens.

Convaincus qu’une alternative à l’austérité est possible, urgente et nécessaire, nous avons proposé à la majorité :

– De continuer d’exiger de l’Etat ce qu’il nous doit (1,6 milliard) et de demander dans un premier temps les 200 millions d’euros correspondant aux charges non compensées depuis l’arrivée de François Hollande au pouvoir.

– De voter un budget en déséquilibre dans lequel nous inscririons les dépenses utiles sans les amputer. Nous n’imaginons pas, en effet, qu’un préfet sous la houlette d’un gouvernement socialiste, oserait effectuer des coupes antisociales dans le budget qu’il lui incomberait de valider !

Notre but est de mener conjointement avec nos collègues socialistes un véritable combat contre l’austérité au sein de notre collectivité et pour des conditions de vie dignes des Séquano-dionysiens.

Si le président du Conseil général, Stéphane Troussel, se félicite d’avoir obtenu du gouvernement une aide significative de 25 millions d’euros, celle-ci est loin d’être à la hauteur des besoins. La situation de la Seine Saint-Denis, déjà catastrophique, risquerait de le devenir plus encore en 2014 car l’Etat s’apprête désormais à priver l’ensemble des collectivités de 6 milliards supplémentaires…. Pourtant, le même Stéphane Troussel s’indignait dans Libération la semaine dernière, déclarant : « A quoi cela rimerait-il si le gouvernement me prend d’une main ce qu’il m’a donné de l’autre ? ». A quoi cela rimerait-il en effet ?…

Qu’à cela ne tienne ! Même si à ce jour, les élus socialistes du Conseil général ne veulent pas entendre nos propositions, nous sommes décidés à continuer de négocier jusqu’au vote. Mais nous n’accepterons pas ce projet de budget.

Nous appelons toutes celles et ceux (citoyen-ne-s, associations, élu-e-s…) qui refusent cette austérité et réclament une alternative à se mobiliser d’ici le 21 mars en écrivant au président du Conseil général. L’enjeu est de taille : Défendons notre département !

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Combattre les logiques financières

Depuis 6 mois, les grands axes de la politique du gouvernement ne répondent pas aux attentes et au besoin de changement des Français. Adoption du traité budgétaire européen, cadeau de 20 milliards aux grands patrons, augmentation de la TVA, propositions sur la flexibilité… le gouvernement reproduit les recettes libérales qui conduisent d’autres pays européens dans le mur. Ces politiques échouent partout en Europe, elles échoueront de la même manière en France.
Pour sortir de la crise, il faut combattre les logiques financières et s’opposer aux politiques d’austérité qui en découlent. Le Front de gauche s’engage dans une campagne de plusieurs mois pour lutter contre tout esprit de résignation et démontrer qu’une alternative à gauche est possible. Cette campagne s’adresse à toutes celles et tous ceux qui ont voté pour un changement politique et plus largement à l’écrasante majorité du peuple qui souffre de la crise. Elle doit permettre que leur voix s’exprime avec force face à l’arrogance du MEDEF. Au cours de cette campagne, lors de meetings, d’initiatives publiques diverses, à travers des matériels édités en grand nombre, le Front de Gauche mettra en débat des propositions pour démontrer que ce n’est pas le coût du travail qui est en cause mais celui du capital, que de l’argent, il y en a, pour remettre en cause les privilèges, pour des politiques qui servent l’Humain d’abord. Toutes choses qu’un gouvernement de gauche digne de ce nom devrait mettre en application pour rompre avec les logiques libérales et productivistes.
Le premier acte de cette campagne se déroulera le 23 janvier à Metz, à deux pas de Florange, lieu symbole où le gouvernement français a abandonné les salarié-e-s et sa sidérurgie dans les griffes de Mittal. Tous les principaux dirigeants des composantes du Front de gauche seront réunis au cours d’un meeting au Palais des Congrès de Metz. Elles et ils y accueilleront notamment une délégation de salarié-e-s du site sidérurgique.

L’alternative à l’austérité, c’est possible !

La Campagne nationale du Front de Gauche:      c’est parti !

Ce document, élaboré dans le cadre de la Coordination Nationale du Front de Gauche, a pour objet de présenter la campagne nationale du Front de Gauche pour une alternative à l’austérité. Il doit servir à mobiliser les assemblées citoyennes, les fronts thématiques… et peut être diffusé par les neuf organisations politiques qui le composent afin que le maximum d’initiatives commence à être préparé.

D’autres documents viendront le compléter. La définition des axes de campagnes et des propositions concrètes que nous voulons porter pour populariser l’alternative à l’austérité est encore en cours d’élaboration.

Le contexte politique général
Notre point de départ, c’est notre opposition à la politique d’austérité que met en œuvre le gouvernement Ayrault : respect des traités européens et ratification du TSCG, soumission à l’objectif de 3% de réduction des déficits publics en 2013, politique de l’offre, de la réduction des dépenses publiques, de la baisse de qu’ils nomment le « coût du travail » à travers le « pacte de compétitivité », refus de nationaliser Mittal. Cette politique satisfait le Medef et place les travailleurs et leurs syndicats en situation difficile. Cette politique sociale-libérale est non seulement injuste mais elle conduit à l’échec, l’austérité nourrissant l’austérité.
Nous ne nous résignons pas à cela, ce n’est pas ce à quoi aspirent les millions d’hommes et de femmes qui se sont mobilisés contre Sarkozy et pour qu’il s’en aille.   Nous voulons faire entendre qu’une autre logique existe à gauche, que d’autres solutions sont possibles, sont crédibles et applicables par un gouvernement décidé à rompre avec le libéralisme et le social libéralisme. Nous voulons partir des questions brûlantes de l’actualité (explosion de la pauvreté, multiplications des plans sociaux…) et montrer qu’il existe des réponses concrètes immédiates et indispensables qui s’inscrivent dans la cohérence d’une autre politique à gauche.
L’alternative à l’austérité se construit à travers notre capacité à faire en sorte que les réponses politiques que nous portons rencontrent un écho grandissant. Il est possible de construire une majorité alternative à même de soutenir les solutions que nous proposons. Mais cela ne se fera pas sans des batailles politiques prolongées combinant mobilisations populaires fortes qui battent en brèche la résignation et le fatalisme et élections. Des étapes en ce sens peuvent être franchies à travers des batailles sur des points particuliers, des mesures précises qui s’imposent comme des nécessités vitales pour l’ensemble de la population.
Le Front de Gauche est à l’initiative, il incarne ainsi l’alternative à gauche. Il s’adresse largement au-delà des composantes du Front de Gauche à toutes celles et tous ceux qui à gauche et/ou dans le mouvement social souhaitent une politique en rupture avec la financiarisation de la société et le productivisme.
Comment engager la campagne ?
Le point de départ de notre campagne du Front de Gauche est d’aller le plus possible à la rencontre et à l’échange avec les salariés, les milieux populaires, les jeunes. Un matériel national du Front de Gauche sera édité pour janvier 2013 (tracts et affiches).
Les formes de cette campagne doivent être multiples. Chaque assemblée citoyenne, chaque espace du Front de Gauche doit déterminer quel est le meilleur moyen de déployer cette campagne, de prendre des initiatives, de toucher et d’impliquer le maximum de personnes. Plusieurs idées existent : meetings, rencontres de quartiers, actions symboliques, marches contre l’austérité, votations citoyennes… Faisons preuve de créativité !
Notre campagne aura aussi un cadre national, à travers un meeting de lancement qui réunira les représentants nationaux du Front de Gauche en janvier 2013. Des meetings régionaux avec des représentants nationaux peuvent être envisagés.
Les différents espaces du Front de Gauche seront aussi associés à cette campagne. Les Fronts thématiques, le Front des luttes, le Front des économistes, le Conseil national du Front de Gauche…etc… seront sollicités dans l’organisation d’initiatives, dans l’élaboration d’argumentaires.
La construction d’ateliers législatifs permettant d’associer largement des forces diverses à gauche et dans le mouvement social pour porter des propositions de loi seront un moyen de concrétiser notre campagne.
Le travail des groupes parlementaires du Front de Gauche, à l’Assemblée Nationale, au Sénat et au Parlement européen sera un point d’appuis pour alimenter les initiatives.
Le site internet du Front de Gauche « Place au peuple », dont l’animation collective va être redéveloppée, permettra de faire connaître largement toutes les initiatives qui sont organisées.
Notre objectif est d’inscrire cette campagne sur plusieurs mois. Nous ne pouvons prévoir à l’avance les rythmes, l’écho que notre campagne rencontrera, ni les questions qui polariseront l’actualité. Il est donc essentiel de faire preuve de réactivité, de saisir les points d’appuis pour développer nos arguments, impulser des initiatives.
La clé de l’implication populaire
La question de l’austérité et des ses conséquences pour les conditions de vie des classes populaires est une question centrale dans la situation politique française. Rien ne sera arraché sans la mobilisation des travailleurs et des milieux populaires, à laquelle le front de gauche veut travailler.
D’autres initiatives des organisations syndicales ou du mouvement social sont prises contre les politiques d’austérité et leurs conséquences. Certaines sont organisées – notamment à travers les collectifs unitaires CAC – avec la participation des organisations membres du Front de Gauche. Nous soutenons les initiatives du mouvement social et du mouvement syndical, dans le respect de l’autonomie de chaque cadre.
Notre pari est qu’il y a une disponibilité aujourd’hui pour porter une autre politique que celle qui satisfait aux exigences du MEDEF et des actionnaires. Le Front de Gauche se veut un outil au service de l’implication populaire. Nous devons donc prendre des initiatives à la hauteur de cette ambition.

Rendez-vous le 30 septembre pour dire NON au traité d’austérité

 

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