MLV DEBOUT TRACT 1.1

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1er MAI 2016

TRACT  1er mai  2016 verso

NUIT DEBOUT

NLGDebout

Jeunes et moins jeunes, étudiants, salariés, patrons ou sans emplois, militants engagés ou simples citoyens, familles, parents ou célibataires, artistes et sportifs venez faire entendre votre voix samedi. Reprenons l’espace public pour débattre de notre avenir et de la France que nous voulons.

L’Observatoire de la fraternité du 93

OBSERVATOIRE DE LA FRATERNITÉ

Acteurs associatifs, citoyens, et élus, ont lancé l’Observatoire de la fraternité du 93.

Objectif : promouvoir une valeur trop peu mise en avant dans ce département stigmatisé.

Ils l’ont appelé « Observatoire », mais l’ambition de la nouvelle structure lancée mercredi 6 avril en Seine-Saint-Denis ne se limitera à cette posture distanciée. Ce n’est pas juste pour « observer » mais bien pour agir, accompagner, mettre en valeur les initiatives positives qui se prennent dans ce département, qu’a été lancé l’Observatoire de la fraternité en Seine-Saint-Denis. « L’idée est de créer un mouvement civique, pacifiste, qui dépasse les clivages des partis mais soit uni sur l’essentiel : la promotion, et même la réinvention, des valeurs républicaines », explique la sénatrice Aline Archimbaud, à l’origine de l’initiative. Des valeurs passablement mises à mal par les attentats meurtriers qui ont touché la France en 2015, et singulièrement le département en novembre dernier. « C’est à quelques mètres d’ici que des kamikazes se sont fait exploser », a rappelé, mercredi, le président de Plaine Commune, Patrick Braouezec, lors du lancement de l’Observatoire, à Saint-Denis.

« Alors que la reproduction de tels crimes de masse reste possible, nous refusons les objectifs qui correspondent à la stratégie de leurs initiateurs : provoquer des réactions violentes, saper la démocratie et le vivre ensemble, s’appuyer sur des fractures qui traversent nos villes trop souvent délaissées ! » proclame l’appel réclamant la mise en place de l’observatoire. Un texte signé par 110 personnalités, responsables associatifs, élus enseignants, médecins ou acteurs culturels, tels Grand Corps Malade, Didier Daeninckx ou Robin Renucci.

Mais alors, pourquoi la fraternité plutôt que la liberté ou l’égalité ? « C’est la valeur qui engage le plus, répond Nadia Merakchi, la présidente de la Fédération départementale des centres sociaux du 93. Celle aussi qui nous aide à compenser le manque des deux autres, celle qui nous donne la force de résister. » Le manque d’égalité, la Seine-Saint-Denis connaît, elle dont les enfants sont privés « sur l’ensemble de leur scolarité, d’une année entière de cours, faute de professeurs disponibles », comme l’a souligné un parent d’élève présent. C’est d’ailleurs vers la jeunesse que les animateurs de l’Observatoire comptent se tourner en priorité. Une centaine de jeunes en service civique vont être sollicités pour aller sur le terrain, dans l’espace public, faire signer un court « manifeste pour la fraternité ».

Un site chargé de rassembler paroles et initiatives des habitants

Lancé également mercredi, le site Internet (http://observatoirefraternite93.org/) sera aussi chargé de rassembler paroles et initiatives des habitants du département. « Le but, c’est que les bonnes idées puissent être reprises et généralisées, et que chaque action positive et solidaire, dans le moindre quartier, se sente soutenue et protégée par un label commun », détaille Aline Archimbaud. Les dérapages et sorties de route seront aussi scrutés de près, « pour que chaque appel à la discorde reçoive une réponse citoyenne », poursuit la sénatrice. Un rapport annuel, détaillant bons et mauvais points, pourrait voir le jour. Et des soirées débats mensuelles sont d’ores et déjà prévues, n’excluant aucun sujet, même polémique, ainsi qu’un banquet, organisé le 13 avril à Pantin.

Une valeur désuète, la fraternité ? Médecin dans le quartier du Franc-Moisin, à Saint-Denis depuis trente-six ans, Didier Ménard s’inscrit en faux contre cette affirmation. « Dans ma consultation, je vois passer énormément de personnes en mal-être. Beaucoup sont résignées. Et le projet politique qu’on nous propose ne permet guère de croire en un avenir meilleur. C’est bien pour ça que nous avons tant besoin de fraternité aujourd’hui. »

CINÉ-DÉBAT

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Projection du film suivie d’un débat proposé par Camille Thebaudeau, membre du cinéma.

Mercredi 13 avril à 20h30

Jocelyne et Serge Klur travaillaient depuis des années dans une usine qui fabriquait des costumes Kenzo (Groupe LVMH), à Poix-du-Nord, près de Valenciennes. Car Bernard Arnault, qui, entretemps, a demandé la nationalité belge, a décidé de délocaliser la production en Pologne. Pour le couple, désormais au chômage, c’est la catastrophe. Lourdement endetté, il risque de perdre sa maison. François Ruffin, fondateur du journal Fakir, se met en tête de le sauver. Entouré d’un inspecteur des impôts belge, d’une bonne sœur rouge, de la déléguée CGT, et d’ex-vendeurs à la Samaritaine, il ira défendre sa cause à l’assemblée générale de LVMH…

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

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Le 04 avril 2016

Budget de Mme. Pécresse :
Un budget de casse sociale et au service des plus forts

A deux jours de l’examen du budget 2016 de la région IDF, les élu-e-s franciliens découvrent par voie de presse les résultats de l’audit commandé par l’exécutif actuel à Ernst & Young qui établit une liste des 10 points forts de la situation financière et juridique de la Région. C’est une pratique scandaleuse qui réduit l’assemblée régionale à une chambre d’enregistrement sans vie démocratique et débat contradictoire.

Ce budget en grande régression annonce une destruction méthodique des politiques sociales, écologiques et solidaires mises en place jusqu’alors par notre collectivité. Il se traduira par une avalanche de mauvais coups, en premier lieu contre les populations les plus fragiles et les services publics, avec notamment :

Une année blanche pour la rénovation des lycées dont le Plan pluriannuel d’investissement 2012-2022 est suspendu jusqu’à nouvel ordre, alors que les lycées privées rentrent dans le droit commun au nom du soi-disant respect des principes républicains devant garantir aux familles la liberté de choisir ! Mais le coup porté à ce secteur va au-delà puisque l’ensemble des politiques éducatives plaçant les lycéens au cœur de leur établissement est supprimé.

Un étranglement sans précédent du monde associatif, qui mettra en grand danger de très nombreuses associations et leurs salariés, dans des domaines aussi divers que le socio-sanitaire, l’environnement, le sport ou la culture. La suppression du dispositif des emplois-tremplins aggravera considérablement ce qu’il faut bien appeler un immense plan social dans ce secteur.
– Une attaque, sans précédent là aussi, contre les droits des femmes, avec la suppression du soutien à l’IVG, à la contraception, et la politique de prévention.

En matière d’environnement, une véritable rupture avec des baisses de 30 à 40% des investissements sur des enjeux aussi cruciaux que la politique de l’énergie, la prévention des déchets ou la politique de l’eau. De même, le plan bio et la rénovation thermique dans les lycées et logements sont largement remis en cause.

En matière de logement, une baisse de 15% des investissements pour le logement social, la suppression du soutien régional à la lutte contre le saturnisme, ou encore une réduction de près de 20% des investissements pour la réhabilitation du parc locatif social.

En transports, l’inscription précipitée du produit d’un accord concernant le financement du Pass navigo avec l’Etat à hauteur de 100M€ qui n’a pourtant fait l’objet d’aucun protocole d’accord officiel avec l’Etat n’est pas acceptable!

C’est bien un changement de paradigme. Ainsi nous passons de politiques publiques attentives aux besoins de toutes et tous, aux inégalités sociales et territoriales ainsi qu’aux enjeux environnementaux, à une politique de gestion à court terme, au service des plus riches, des clientèles, et de quelques intérêts particuliers.

Ce budget amplifiera dangereusement la politique gouvernementale d’austérité. Il doit être rejeté en bloc !

Nous serons pour notre part une opposition combattive face aux régressions proposées par Valérie Pécresse. Au travers de nos 87 amendements parmi lesquels des propositions visant à créer des recettes nouvelles à hauteur de 1 milliard d’euros, nous avons construit des propositions justes, solidaires et réalistes pour une autre politique régionale.

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